Mark Carney
Crédit photo: Capture d'écran vidéo Twitter / X Mark Carney

Bye bye TikTok ? Ottawa songe très sérieusement à empêcher les jeunes d'aller sur les réseaux sociaux

Le fédéral veut littéralement faire ce que ben des parents n'arrivent plus à faire...

J. Martel

J. Martel

Le gouvernement fédéral de Mark Carney franchit un pas de plus vers une possible restriction majeure de l'univers numérique des jeunes Canadiens.

Marc Miller, titulaire du portefeuille de la Culture et de l'Identité canadiennes, a déclaré mercredi qu'il envisageait «très sérieusement» d'empêcher les mineurs d'accéder aux plateformes de médias sociaux.

Selon le ministre, une telle interdiction ou un moratoire pourrait représenter une mesure clé pour protéger les enfants, tout en précisant que cela ne saurait constituer l'unique réponse au problème.

Lors de leur congrès du week-end dernier, les membres du Parti libéral du Canada ont voté en faveur d'une résolution visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 16 ans.

Marc Miller
Crédit photo: Capture d'écran vidéo Twitter / X

Cette prise de position partisane vient renforcer la réflexion gouvernementale en cours. Le Canada ne serait d'ailleurs pas le premier pays à emprunter cette voie : l'Australie a ouvert la marche en adoptant une législation similaire à la fin de l'année dernière, suivie par la Malaisie en 2026. Plusieurs autres nations, dont la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, travaillent également sur des projets comparables.

Plus près de chez nous, une commission parlementaire transpartisane à Québec avait déjà produit l'an dernier un rapport préconisant de bloquer l'accès aux réseaux sociaux pour les enfants de moins de 14 ans, sauf en cas d'autorisation parentale explicite.

L'opinion publique semble largement favorable à ce type de mesure : selon un sondage Angus Reid diffusé il y a deux semaines, pas moins de 75 % des Canadiens se disent favorables à une telle interdiction, ce qui donnerait au gouvernement Carney une marge de manœuvre considérable pour agir.

Les arguments en faveur d'une restriction ne manquent pas.

De nombreuses études réalisées à travers le monde convergent vers un même constat alarmant : les jeunes sont aujourd'hui plus anxieux, plus malheureux et plus isolés qu'auparavant. La dépendance aux écrans et l'utilisation intensive des plateformes sociales sont pointées du doigt comme des facteurs aggravants.

Au-delà de la santé mentale, les recherches mettent également en lumière des répercussions significatives sur le développement du langage ainsi que l'apparition de troubles d'apprentissage chez les plus jeunes.

Ces constats avaient d'ailleurs été largement documentés dans le rapport de la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le développement des jeunes.

Si le gouvernement fédéral décide d'aller de l'avant, il devra néanmoins définir les modalités précises d'application d'une telle interdiction, un défi technique et juridique de taille qui reste encore à relever.

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À propos de l'auteur

J. Martel
J. Martel

Rédacteur

Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.

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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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