Mexique
Crédit photo: Capture d'écran vidéo Twitter / X

Des touristes québécois racontent le cauchemar qu'ils vivent au Mexique

Une Québécoise a dû se réfugier dans un Costco pendant plusieurs heures...

J. Martel

J. Martel

Alors que la station balnéaire de Puerto Vallarta a été le théâtre de violences des cartels au cours de la fin de semaine, des Québécois qui se trouvent au Mexique ont confirmé que le climat est particulièrement tendu.

C'est en raison de l’assassinat d’un baron de la drogue dans une opération militaire que des violences ont éclaté dimanche dans la station balnéaire de Puerto Vallarta.

Selon ce qu'a indiqué Affaires mondiales Canada, près de 19 000 Canadiens sont actuellement au Mexique, dont 5000 dans l’État de Jalisco.

Lors d'une entrevue sur les ondes d'ICI RDI, un voyageur québécois qui se trouve présentement à Puerto Vallarta, Yves Boutin, a expliqué avoir vu plusieurs véhicules et établissements qui sont en feu. Le voyageur a même été appréhendé par des membres de cartels tandis qu'il circulait dans la ville en moto. Sa moto a d'ailleurs été incendiée.

Comme l'a précisé M. Boutin, des barrages routiers ont été établis par des groupes criminels. Ils utilisent notamment des véhicules incendiés afin de contrôler la circulation: «C’est une famille mexicaine qui m’a accueilli, parce que c’est dangereux dans la rue. Les gens sont barricadés. Il n’y a pratiquement personne dans la rue. J'ai l'impression d'être dans une ville assiégée. C'est vraiment une guerre.»

Une autre voyageuse québécoise qui se trouve à Puerto Vallarta, Édith Labbé, a expliqué avoir vu une colonne de fumée noire alors qu'elle se rendait dimanche matin dans un bar afin d'assister à la finale de hockey entre les Canadiens et les Américains: «J'ai dit: "Mon Dieu, ce n'est pas un bâtiment qui brûle qui fait une fumée noire comme ça, ça doit être du pétrole." Je me suis dit qu'il devait y avoir une conduite de pétrole qui avait pris en feu.»

L'événement au bar sportif a finalement pris fin plus tôt que prévu, puisque le gérant a ordonné aux touristes d'aller se mettre à l'abri dans leur hôtel. Puisque les moyens de transport étaient alors difficiles d'accès, Mme Labbé a dû se réfugier dans un Costco: «Ça ne faisait pas 15 minutes que j'étais dans le Costco que j'ai vu [les employés] fermer la grosse porte en métal. Le gérant nous a tous appelés pour qu'on aille au centre du magasin. Ça sautait vraiment beaucoup à l'extérieur. […] On entendait des détonations.»

Claude Guérin, un Québécois qui est aussi présentement au Mexique, a confié à Radio-Canada: «Je me suis fait réveiller par ce qui m'a semblé être un coup de feu et le cri d'une femme. Je me suis précipité sur la galerie, et là, j'ai vu des séries d'autos qui brûlaient près d'une station essence. [...] L'air est devenu irrespirable à cause des odeurs d'essence, de pneus et de carcasses d'autos qui brûlaient.»

Une autre Québécoise qui vit au Mexique depuis près de 20 ans, Élyse Dubois, a expliqué à Radio-Canada que le narcotrafic a déjà établi des barrages similaires par le passé. Mme Dubois reconnaît toutefois que la situation actuelle a atteint une intensité jamais égalée auparavant: «On dirait qu'avant, [les cartels] étaient plus "éthiques", ils faisaient de la "business", mais maintenant, je trouve qu'ils sont plus sanguinaires. Ils sont plus violents qu'avant.»

La Québécoise a ajouté: «Des criminels prennent des autos des civils, puis les brûlent et ils bloquent les chemins avec ça. Il y en avait un peu partout dans Puerto Vallarta.»

Enfin, la mère de deux enfants a fait remarquer qu'elle devrait limiter ses déplacements pendant un certain temps, tandis que ses enfants sont en sécurité chez des amis à Sayulita, au nord de Puerto Vallarta.

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Source: Radio-Canada
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