
Deux séismes majeurs frappent le Venezuela et font craindre un bilan proche de 100 000 morts
Le bilan pourrait être catastrophique
Le Venezuela a été frappé mercredi soir par deux puissants séismes survenus à seulement 39 secondes d'intervalle, provoquant l'effondrement de bâtiments dans la capitale Caracas et plongeant le pays dans un état d'urgence.
La présidente par intérim Delcy Rodríguez a confirmé un premier bilan de 32 morts et environ 700 blessés, mais les autorités américaines redoutent un scénario bien plus dramatique. Selon le Service géologique des États-Unis (USGS), il existe une probabilité de 40 % que le nombre de victimes atteigne les 100 000 personnes, un chiffre qui donne le vertige et qui place cette catastrophe parmi les plus menaçantes que le continent sud-américain ait connues depuis des décennies.
Une double secousse d'une violence historique
Le premier tremblement de terre, d'une magnitude de 7,2, a frappé à 18 h 04 heure locale, avec un épicentre situé dans l'État de Yaracuy, à environ 168 kilomètres à l'ouest de Caracas, à une profondeur de 22 kilomètres. Moins d'une minute plus tard, un second séisme encore plus puissant, de magnitude 7,5, s'est produit à proximité, à une profondeur d'à peine 10 kilomètres. Ces deux secousses sont les plus fortes à toucher le Venezuela depuis plus d'un siècle.
Les secousses ont été ressenties jusqu'à Bogotá, la capitale colombienne, située à plus de 1 000 kilomètres de distance. Plus d'une vingtaine de répliques ont ensuite été enregistrées le long de la côte nord du pays, touchant les régions de La Guaira, Aragua, Carabobo et Falcón. La catastrophe est survenue alors que les Vénézuéliens célébraient un jour férié commémorant la bataille de Carabobo de 1821, une victoire décisive dans la guerre d'indépendance contre l'Espagne. De nombreux habitants se trouvaient donc chez eux au moment de l'impact.
Le USGS a souligné que la zone touchée est particulièrement vulnérable en raison de la nature des constructions locales. Beaucoup de bâtiments sont faits de maçonnerie de briques renforcées et de blocs d'adobe, des matériaux qui résistent mal à des secousses d'une telle intensité. L'agence américaine a estimé qu'il existait une probabilité de 36 % que le bilan grimpe jusqu'à 10 000 morts et, surtout, une probabilité de 40 % que le nombre de victimes puisse approcher les 100 000.
Ce risque extrêmement élevé s'explique par la densité de population de Caracas, la fragilité des infrastructures et la puissance exceptionnelle des deux séismes combinés. Le fait que deux tremblements de terre majeurs se soient produits coup sur coup a considérablement amplifié les dégâts, les structures déjà fragilisées par le premier choc n'ayant eu aucune chance de résister au second.
Mobilisation internationale et état d'urgence
La présidente par intérim a déclaré l'état d'urgence, permettant le déploiement de ressources supplémentaires pour les opérations de secours. L'aéroport international Simon Bolivar de Maiquetía, aux portes de Caracas, a été fermé en raison des dommages subis. Les services de métro et de train ont été suspendus à travers le pays, et les cours ont été annulés pour le reste de la semaine. Le ministère de l'Éducation a annoncé que certaines écoles serviraient d'abris temporaires et de centres de collecte de dons. L'approvisionnement en carburant vers la capitale a également été coupé.
Rodríguez a demandé à tous les professionnels de santé du pays de se présenter dans les hôpitaux pour prêter main-forte. À l'hôpital de Clinicas de Caracas, le personnel a été appelé à doubler les équipes de nuit pour soigner les blessés. Des vidéos tournées sur place montraient des couloirs plongés dans l'obscurité, des panneaux de plafond suspendus par des câbles et des morceaux de plâtre jonchant le sol.
Sur la scène internationale, la mobilisation a été rapide. Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis étaient « prêts et disposés » à aider, affirmant avoir ordonné aux agences gouvernementales d'agir rapidement. Le sous-secrétaire d'État américain Jeremy Lewin a précisé que des équipes de recherche et de sauvetage, du matériel médical et des fournitures humanitaires seraient envoyés. Le président salvadorien Nayib Bukele a annoncé la préparation de 50 tonnes d'équipements et de fournitures, ainsi que 300 secouristes prêts à partir pour Caracas. Le président équatorien Daniel Noboa a ordonné l'envoi immédiat d'aide humanitaire, tandis que le président brésilien Lula da Silva a promis d'évaluer l'assistance que son pays pourrait apporter à sa « nation sœur ».
Une alerte au tsunami avait initialement été émise pour les côtes vénézuéliennes, Porto Rico, les îles Vierges américaines et britanniques, ainsi que pour Aruba, Curaçao et Bonaire. Elle a été levée environ une heure plus tard. Alors que les opérations de secours se poursuivent dans la nuit et que le bilan officiel risque de s'alourdir considérablement dans les heures et les jours à venir, l'ensemble de la communauté internationale retient son souffle face à l'ampleur potentielle de cette catastrophe.
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À propos de l'auteur
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Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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