
Il se serait vu refuser l'accès à la salle...
Un rapport explosif révèle que Donald Trump aurait été volontairement tenu à l'écart par ses plus proches collaborateurs lors de discussions décisives au début du mois d'avril.
Alors qu'une opération de sauvetage hautement sensible se déroulait en Iran pour retrouver un pilote américain porté disparu, les conseillers du président auraient jugé que son tempérament impulsif risquait de compromettre la mission. La porte de la Salle de Crise de la Maison-Blanche lui aurait tout simplement été fermée.
L'affaire remonte au 3 avril, lorsqu'un chasseur F-15E américain a été abattu au-dessus du sud-ouest de l'Iran.
Si l'un des deux membres d'équipage a pu être secouru le jour même, l'opérateur d'armement qui l'accompagnait s'est retrouvé blessé et isolé dans une zone montagneuse reculée, contraint de se réfugier dans une anfractuosité rocheuse. La situation était d'autant plus urgente que les autorités iraniennes avaient mis sa tête à prix pour l'équivalent de 50 000 livres sterling, et des vidéos montraient des civils armés partis à sa recherche.

Selon les informations rapportées par le Wall Street Journal, Donald Trump aurait «hurlé sur ses collaborateurs pendant des heures» en apprenant la nouvelle, se plaignant à plusieurs reprises que «les Européens n'aident pas» tandis que les responsables tentaient de coordonner une mission de secours.
Le président aurait également exprimé la crainte que cette situation ne prenne les mêmes proportions que la crise des otages iraniens de 1979, un épisode considéré comme ayant précipité la chute politique de Jimmy Carter. «Si vous regardez ce qui s'est passé avec Jimmy Carter… les hélicoptères et les otages, ça leur a coûté l'élection. Quel désastre», aurait-il déclaré.
Face à cette agitation, ses conseillers ont estimé que «son impatience ne serait pas constructive» pendant l'élaboration du plan de sauvetage.

Le vice-président JD Vance et la cheffe de cabinet Susie Wiles ont ainsi reçu des mises à jour en temps réel sur chaque étape de l'opération : l'entrée des forces militaires en territoire iranien, les avions de secours enlisés dans le sable, et les manœuvres de diversion contre les forces iraniennes.
En ce qui concerne Donald Trump, ce dernier n'était informé que «lors des moments significatifs», par téléphone.
Le pilote disparu a finalement été localisé grâce à un travail conjoint des services de renseignement.
Quelques heures après le succès de la mission, le matin du dimanche de Pâques, Trump a publié un message virulent sur Truth Social, menaçant l'Iran de détruire ses centrales électriques et ses ponts, ponctué d'insultes grossières à l'encontre des dirigeants iraniens. Ce message a lui aussi déstabilisé son entourage, qui ne comprenait pas pourquoi il publiait de telles déclarations un jour de fête chrétienne.
Le président aurait confié à un conseiller avoir volontairement cherché à paraître «aussi instable et insultant que possible», convaincu que cela pousserait les Iraniens à négocier. Mais il se serait également inquiété des retombées, demandant régulièrement : «Comment ça passe?»
Selon le même rapport, les principaux collaborateurs du président se relaient désormais pour lui conseiller de modérer ses publications erratiques sur les réseaux sociaux et ses déclarations improvisées aux journalistes concernant le conflit avec l'Iran.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.
À propos de l'auteur
Rédacteur
Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.
Lire la suiteCet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.