Donald Trump
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook The White House

Donald Trump lance un sérieux avertissement aux alliés de l'OTAN

Le président américain durcit le ton et ça ne regarde pas bien pour la suite...

J. Martel

J. Martel

Le président américain Donald Trump a lancé un avertissement sévère à ses alliés de l'OTAN, exigeant leur participation à la sécurisation du détroit d'Ormuz, cette voie maritime stratégique par laquelle transite environ un cinquième du pétrole mondial.

C'est à la suite du refus quasi unanime des pays européens à venir en aide aux États-Unis que le locataire de la Maison-Blanche a évoqué un «avenir très sombre» pour l'alliance militaire atlantique, fondée en 1949.

Lors d'une déclaration aux journalistes dimanche soir 15 mars, Trump a estimé que les nations bénéficiant de la réouverture du détroit devraient contribuer à assurer le passage des pétroliers et autres navires marchands.

Cette demande intervient après que les États-Unis et Israël ont mené unilatéralement des frappes contre l'Iran, provoquant la fermeture par Téhéran de ce corridor maritime vital.

La menace des drones iraniens et des mines maritimes a rendu le passage pratiquement impraticable, faisant grimper le prix du baril de pétrole à un nouveau sommet de 106 dollars.

Malgré la gravité de l'ultimatum présidentiel, les capitales européennes n'ont guère cédé aux injonctions de Washington. Des membres plus modestes de l'OTAN, comme l'Italie et la Grèce, ont rapidement fait savoir qu'ils ne participeraient pas à l'opération américaine au Moyen-Orient. Plus significatif encore, le Royaume-Uni a également refusé de s'engager directement dans le conflit.

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Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook The White House

Le premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré lors d'une conférence de presse que la voie la plus rapide pour rétablir les flux pétroliers passait par un «accord négocié» mettant fin au conflit en Iran.

Tout en révélant avoir échangé avec Trump la veille au sujet du détroit, Starmer a précisé qu'il n'enverrait pas de troupes sans base juridique solide ni plan «correctement élaboré». Il a souligné que sa position relevait de la défense de l'intérêt britannique, quelle que soit la pression exercée».

Du côté du gouvernement travailliste, le secrétaire au Travail et aux Retraites, Pat McFadden, a été encore plus explicite dans sa réponse. Il a rejeté l'invocation de l'alliance atlantique par Trump, rappelant que l'OTAN est une «alliance défensive» qui n'a pas vocation à soutenir des guerres offensives. «Ce n'est pas une guerre de l'OTAN, c'est une action américano-israélienne», a-t-il tranché.

Interrogé sur la menace de Trump concernant l'avenir de l'alliance, McFadden s'est montré désinvolte, affirmant que depuis l'arrivée au pouvoir du président américain, «il y a beaucoup de rhétorique et de déclarations».

La Chine, également interpellée par Trump en tant que grande importatrice de pétrole de la région, a réitéré son appel à «toutes les parties pour un cessez-le-feu immédiat des opérations militaires».

Si le détroit d'Ormuz voyait transiter environ 20 millions de barils de brut par jour en 2025, ce flux s'est réduit à un filet depuis le début du conflit américano-iranien.

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Paradoxalement, les États-Unis ne dépendent que faiblement de cette route maritime : seuls quelque 490 000 barils quotidiens en provenance du Golfe persique — soit environ 8 % des importations américaines — transitaient par le détroit.

Le Canada fournit à lui seul près de 63 % du pétrole brut importé par les États-Unis.

Les principaux destinataires du pétrole passant par Ormuz se trouvent en Asie, la Chine absorbant entre 45 et 50 % de ces flux. Toutefois, comme l'a souligné Abhi Rajendran, directeur de la recherche sur les marchés pétroliers chez Energy Intelligence, les prix du brut étant fixés à l'échelle mondiale, la fermeture du détroit affecte inévitablement l'ensemble des économies, y compris celle des États-Unis.

Trump lui-même semblait peu optimiste quant à une réponse favorable de l'OTAN, déclarant avec amertume : «Nous avons été très gentils. Nous n'étions pas obligés de les aider avec l'Ukraine [...] Mais nous les avons aidés. Maintenant, on verra s'ils nous aident.»

Malgré ce constat pessimiste, des signaux discrets indiquent que des discussions sont en cours : le Royaume-Uni a mentionné travailler sur un «plan viable» avec ses alliés pour rétablir la navigation dans le détroit, tandis que des navires de guerre français et britanniques faisaient route vers le Moyen-Orient.

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Source: unilad.com

Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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