
Il durcit le ton et lance un avertissement glaçant...
Au 31e jour du conflit au Moyen-Orient, le président américain Donald Trump a considérablement durci sa rhétorique envers l'Iran en proférant des menaces directes contre les infrastructures énergétiques du pays.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social ce lundi, le président Donald Trump a averti que les États-Unis pourraient «faire exploser et anéantir complètement» les centrales électriques, les puits pétroliers et l'île de Kharg — le principal terminal d'exportation de brut iranien — si un accord n'était pas trouvé dans les plus brefs délais.
Cette escalade verbale intervient alors que les cours du pétrole ont déjà bondi de plus de 50 % depuis le début des hostilités, dépassant les 115 dollars le baril.
Le locataire de la Maison-Blanche continue d'alterner entre signaux d'ouverture diplomatique et déclarations belliqueuses. Il a affirmé que Washington était engagé dans des «discussions sérieuses» avec ce qu'il qualifie de «nouveau régime, plus raisonnable» en Iran, sans toutefois préciser l'identité de ces interlocuteurs ni fournir de détails concrets.
Dès dimanche, il avait évoqué la possibilité d'une opération terrestre visant à s'emparer du terminal de Kharg, qui représente environ 90 % des exportations pétrolières iraniennes, dans le but de «prendre le pétrole».
Cette posture agressive s'accompagne de mouvements militaires concrets.
Le commandement américain a confirmé l'arrivée au Moyen-Orient d'un navire d'assaut amphibie accompagné d'un groupe naval comptant environ 3 500 soldats et marins du corps des Marines.
Du côté iranien, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a dénoncé la duplicité américaine, accusant Washington d'envoyer des signaux de dialogue tout en préparant secrètement une offensive terrestre. Il a prévenu que les forces iraniennes attendaient les soldats américains de pied ferme.
Trump avait également déclaré dimanche qu'un «changement de régime» s'était produit en Iran à la suite de la mort des principaux dirigeants de la République islamique lors de bombardements. Le Pakistan, pays voisin de l'Iran, s'est de son côté proposé comme médiateur pour faciliter d'éventuels pourparlers entre les deux nations.
Sur le terrain, la situation ne cesse de se détériorer.
Après une relative accalmie la semaine précédente, les bombardements se sont intensifiés durant le week-end sur Téhéran, provoquant des pannes d'électricité temporaires.
L'ONG HRANA, basée aux États-Unis, a comptabilisé au moins 360 frappes en l'espace de 24 heures réparties dans 18 provinces iraniennes. Depuis le déclenchement du conflit le 28 février par une offensive conjointe américano-israélienne, cette même organisation a recensé près de 3 500 morts en Iran.
L'organisme Acled, spécialisé dans le suivi des conflits armés, a quant à lui dénombré environ 2 300 bombardements américains et israéliens ainsi que 1 160 frappes de représailles iraniennes au cours du premier mois de guerre.
L'armée israélienne a par ailleurs annoncé avoir ciblé une université de Téhéran placée sous la tutelle des Gardiens de la Révolution, affirmant que des activités de recherche sur des armes avancées y étaient conduites.
Le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, par où transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, continue aussi de peser lourdement sur le commerce international.
L'issue de cette crise dépendra largement de la capacité des parties à transformer les signaux contradictoires en véritables négociations, alors que chaque jour qui passe alourdit le bilan humain et économique du conflit.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.