
Le premier ministre de l'Ontario a l'air très inquiet...
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, dit croire que l'élection du Parti québécois signifierait un «désastre pour le pays».
C'est mercredi, lors d'un point de presse sur le commerce interprovincial avec la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, que le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a été questionné par rapport au PQ, qui est considérablement en avance dans les intentions de vote.
Selon Doug Ford, «Ce serait un désastre pour le pays si les séparatistes sont élus», mais le Canada a aussi besoin «d'unité», alors que la relation avec les États-Unis est très compliquée en raison de l'administration Trump.
Susan Holt, qui se trouvait aux côtés de Doug Ford, s'est aussi prononcée à ce sujet, ajoutant que «Le Canada est beaucoup plus fort avec le Québec inclus».
Selon la première ministre du Nouveau-Brunswick, le Québec gagne à faire partie du Canada: «On ne devrait pas contribuer à l'incertitude économique et sociale. Le Nouveau-Brunswick aimerait voir le Québec comme un bon voisin, un bon partenaire, qui fait partie du Canada.»
Le premier ministre de l'Ontario a aussi rappelé que le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a promis d'organiser un référendum sur l'indépendance du Québec, s'il est élu: «Plus que jamais dans l'histoire de notre pays, nous devons rester unis. [...] Non seulement est-ce bon pour le Canada, ça l'est aussi pour le Québec.»
Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a semblé avoir un malin plaisir à réagir aux propos de Doug Ford lors d'un point de presse tout juste avant la période des questions à Ottawa: «L'indépendance, ce n'est pas bon pour le Québec. La preuve, les Anglais le disent.»
M. Blanchet a enfin conclu en ajoutant: «Le Canada, c'est l'Ontario. Les autres provinces canadiennes sont des colonies de l'Ontario. L'économie canadienne est construite autour de l'économie de l'Ontario.»
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