
Il semble avoir très, très bien joué ses cartes en coulisses...
La nouvelle cheffe du gouvernement québécois, Christine Fréchette, a profité de son passage à l'émission Tout le monde en parle dimanche soir pour annoncer que la composition de son Conseil des ministres sera bientôt révélée.
C'est donc dès mardi que la cérémonie d'assermentation est prévue à 14 h à l'Assemblée nationale. La cérémonie marquera ainsi un moment charnière dans la transition de pouvoir au sein de la Coalition avenir Québec.
La 33e première ministre de l'histoire du Québec a décrit la formation de son cabinet comme un «exercice de haute voltige». Elle souhaite trouver un équilibre entre la poursuite des dossiers déjà en cours et l'introduction de nouvelles orientations là où des changements s'imposent.

Sans confirmer de noms précis, Christine Fréchette a toutefois laissé entendre que Bernard Drainville, qui était son principal adversaire dans la course à la succession de François Legault, se verrait attribuer un rôle de premier plan au sein du gouvernement.
Des informations rapportées par le Journal de Montréal suggèrent que plusieurs ministres actuels conserveraient leur portefeuille : Eric Girard aux Finances, Sonia Bélanger à la Santé, Sonia Lebel à l'Éducation, France-Élaine Duranceau au Trésor et Simon Jolin-Barrette à la Justice.
Christine Fréchette n'a cependant ni confirmé ni démenti ces informations, se contentant de promettre que «de bonnes têtes» entoureront la table du Conseil des ministres. Elle a également réaffirmé sa volonté d'atteindre la parité et d'assurer une représentation régionale significative.
Quant au départ annoncé de plusieurs figures importantes de la CAQ, dont Geneviève Guilbault, la première ministre ne semble pas s'en inquiéter outre mesure. Elle a révélé que quatre femmes influentes lui ont déjà proposé leur candidature en vue des prochaines élections à l'automne.
Interrogée sur sa capacité à incarner le renouveau au sein d'un parti perçu comme usé, Christine Fréchette a mis de l'avant son identité de femme et de membre de la génération X, une première pour une personne dirigeant le gouvernement québécois. Elle a évoqué un message reçu de Pauline Marois, seule autre femme à avoir occupé la fonction de première ministre au Québec, qui lui rappelait que chaque femme accédant à un poste de pouvoir ouvre la voie aux suivantes.

L'entrevue a également été l'occasion pour la première ministre d'aborder des enjeux sociaux majeurs.
Profondément touchée par l'annonce d'un neuvième féminicide présumé au Québec cette année, dépassant déjà le bilan de l'année précédente, elle s'est engagée à faire avancer l'adoption de la loi de Clare. Cette législation, déjà en vigueur dans plusieurs provinces canadiennes, permettrait aux femmes de vérifier les antécédents judiciaires de leur partenaire.
La première ministre a aussi promis un soutien accru aux hébergements d'urgence pour les victimes de violence conjugale, jugeant inacceptable l'existence de listes d'attente.
Sur le plan économique, Christine Fréchette a réitéré sa volonté de miser sur le développement énergétique du Québec, en collaboration avec les municipalités, les Premières Nations et le gouvernement fédéral. Selon elle, cette stratégie permettra de générer des ressources tant pour les citoyens que pour les entreprises québécoises.
Gageons enfin que bien des Québécois et des Québécoises ne manqueront pas cette cérémonie très attendue qui aura lieu mardi à 14 h.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.
À propos de l'auteur
Rédacteur
Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.
Lire la suiteCet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.