
Éric Duhaime récidive : il présente encore le même candidat aux déclarations controversées
Le PCQ recrute à nouveau Lucien Koty malgré ses propos controversés sur les vaccins et le climat.
C'est une nouvelle qui risque de faire couler beaucoup d'encre dans les prochaines heures. Selon les informations publiées par le Journal de Montréal, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a de nouveau fait appel à un candidat dont les déclarations sur les réseaux sociaux suscitent la polémique. Lucien Koty, consultant en technologies de l'information, est désormais candidat conservateur dans la circonscription de Verdun pour les élections provinciales de 2026. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la situation rappelle étrangement un épisode qui avait déjà fait jaser il y a quelques années.
Lucien Koty n'en est pas à sa première tentative sous la bannière du PCQ. Il avait déjà brigué les suffrages dans Verdun lors des élections générales de 2022, où il avait récolté environ 5 % des voix, terminant cinquième. En 2023, il avait également été choisi par Éric Duhaime pour représenter le parti lors de l'élection partielle dans Saint-Henri–Sainte-Anne, un scrutin déclenché après le départ de l'ancienne cheffe libérale Dominique Anglade. À l'époque, des médias avaient déjà mis en lumière plusieurs de ses publications controversées sur la plateforme X, notamment au sujet de la pandémie de COVID-19 et du conflit en Ukraine.

Parmi les propos qui avaient retenu l'attention en 2022, on retrouvait des commentaires qualifiant les Ukrainiens de « trop stupides » pour comprendre que la guerre aurait été, selon lui, orchestrée par l'OTAN. Il avait aussi publié des messages minimisant la pandémie, accusant ceux qui se faisaient tester de participer à un « théâtre niaiseux » visant à instaurer un « Great Reset ». Face à la controverse, Lucien Koty avait alors fermé son compte sur les réseaux sociaux avant la partielle de 2023.

Des propos toujours aussi polémiques pour le candidat du PCQ
Mais visiblement, cette mise en retrait n'aura été que temporaire. Depuis la réouverture de ses comptes, Lucien Koty a continué de publier des contenus qui soulèvent de sérieuses questions. En 2024, il a notamment partagé un témoignage dénonçant ce qu'il appelle « l'inutilité des vaccins ». En octobre 2025, il s'en est pris directement à la science climatique en répondant à un internaute qui affirmait que les changements climatiques étaient une réalité prouvée. Sa réponse ne laissait guère de place au doute quant à ses convictions : « De quelle science vous faites référence ? Celle qui ment au vu et au su de tout le monde ? Arrêtez de nous saouler avec Votre Science. Une science propagandiste et qui cache la vérité ? »

En août 2025, il poursuivait dans la même veine en affirmant que le vaccin contre la COVID-19 n'était « pas bon et voire même dangereux », tout en rejetant l'étiquette de complotiste. Plus troublant encore, lorsqu'un utilisateur de X a demandé si le dictateur libyen Mouammar Kadhafi était un héros, Lucien Koty a répondu par l'affirmative. Rappelons que Kadhafi, qui a dirigé la Libye d'une main de fer pendant des décennies, a été impliqué dans le financement d'organisations terroristes avant d'être tué en 2011 lors du printemps arabe.
Cette situation met en lumière un problème récurrent pour le PCQ et son chef. Malgré les efforts affichés par Éric Duhaime pour donner une image moins polarisante à sa formation politique, le recrutement de candidats aux positions extrêmes continue de miner sa crédibilité. Le fait que Lucien Koty soit présenté pour une troisième fois, alors que ses déclarations passées avaient déjà fait l'objet d'une couverture médiatique importante, soulève des interrogations sur le processus de sélection des candidats au sein du parti.
Originaire du Bénin et installé au Québec depuis une trentaine d'années, Lucien Koty est titulaire d'une maîtrise en recherche opérationnelle de Polytechnique Montréal et travaille comme consultant en informatique. Son parcours académique et professionnel contraste avec ses prises de position publiques qui remettent en question le consensus scientifique sur plusieurs enjeux majeurs.
Au moment de la publication de l'article du Journal de Montréal, ni Éric Duhaime ni Lucien Koty n'avaient répondu aux demandes de commentaires des journalistes. Il sera intéressant de voir comment le chef conservateur justifiera ce choix dans les jours à venir, alors que la campagne électorale de 2026 s'annonce déjà féroce et que chaque candidature sera scrutée à la loupe par les médias et les adversaires politiques.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.