
Un élément en particulier l'a fait basculer...
À quelques jours de la désignation de son successeur à la tête de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault s'est confié une dernière fois à Patrice Roy en tant que premier ministre.
Le 32e premier ministre du Québec a livré un bilan empreint de lucidité sur ses sept années et demie passées au pouvoir.
Rappelons que c'est le 14 janvier dernier que François Legault a annoncé sa démission. « Pour le bien de mon parti et surtout pour le bien du Québec, j'annonce aujourd'hui que je vais quitter mon poste de premier ministre du Québec », avait-il déclaré à l'époque.
Le chef caquiste a tenu à clarifier un point : il ne bluffait pas lorsqu'il exprimait son souhait de se présenter pour un troisième mandat.
Ce sont les enquêtes d'opinion, impitoyables, qui l'ont poussé à annoncer son retrait en janvier dernier. Il a reconnu avoir observé depuis un moment déjà que les appuis populaires faiblissaient, rendant sa position intenable: «J’ai essayé de rester, [...] Mais je voyais les sondages depuis un certain temps et je voyais que les appuis n’étaient pas forts.»
Dimanche prochain, lors du congrès de la CAQ, Christine Fréchette ou Bernard Drainville prendra les rênes du parti fondé il y a quinze ans. François Legault s'est toutefois gardé de manifester une quelconque préférence entre les deux candidats: «Ce contre quoi il faut se battre, c'est le changement. Pour toutes sortes de bonnes ou de mauvaises raisons, les Québécois veulent un changement. Mais changer pour quoi? Et puis il reste qu’un nouveau chef, c'est aussi du changement.»
François Legault a exprimé sa tristesse face à la détérioration de sa relation avec Christian Dubé, son ancien ministre de la Santé. Ce dernier avait démissionné à la suite de l'entente conclue avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec avant les Fêtes.
Le premier ministre assume sa décision, affirmant avoir choisi l'intérêt collectif plutôt que de préserver cette amitié. Les deux hommes ne se sont ni parlé ni même serré la main lors des adieux de Legault à l'Assemblée nationale la semaine précédente: «À un moment donné, quand on est premier ministre, il faut prendre les décisions. Et c'est vrai qu'on se retrouve parfois tout seul. [Mais entre] Christian Dubé [et] l'intérêt de la majorité des Québécois, j'ai choisi l'intérêt de la majorité des Québécois. Je ne regrette pas ma décision, mais je regrette que ça se soit fini comme ça avec Christian.»

Malgré des sondages qui laissent planer la menace d'une quasi-disparition de la CAQ aux prochaines élections, François Legault demeure convaincu qu'une troisième voie entre indépendantisme et fédéralisme conserve sa pertinence au Québec.
Reprenant une formule empruntée à l'entraîneur du Canadien de Montréal Martin Saint-Louis, il estime qu'il faut «prendre ce que la game te donne». Selon lui, l'arrivée d'un nouveau chef représente en soi le changement que réclament les électeurs, et pourrait suffire à relancer les appuis envers le parti qu'il a bâti.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.