
Ce projet du président irrite de nombreux Américains...
Alors que Donald Trump ne cesse de promouvoir depuis plusieurs mois son ambitieux projet d'ajouter une salle de bal à la Maison-Blanche, les citoyens américains ont enfin eu l'occasion de s'exprimer officiellement sur le sujet. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'enthousiasme n'est pas au rendez-vous.
Plus de 35 000 personnes ont soumis leurs observations à la Commission de planification de la capitale nationale, l'organisme chargé d'examiner ce type de projet, en amont des audiences publiques prévues jeudi.
Ces commentaires, accessibles en ligne sur le site de la Commission, révèlent une opposition massive : plus de 97 % des avis exprimés sont défavorables au projet présidentiel.
Ce rejet quasi unanime tranche radicalement avec le discours tenu par le président Trump, qui n'a cessé d'affirmer que son initiative bénéficiait d'un large soutien populaire et répondait à un véritable besoin.
Parmi les commentaires, on retrouve celui de l’écrivaine Anara Guard qui a écrit : «Je m’oppose à la dépense de 300 millions de dollars pour ce projet, qui a été lancé sans l’autorisation, les permis ou l’examen de conception appropriés.» La phrase de Mme Guard a été reprise par des dizaines de milliers d'internautes.
L'autrice de romans policiers Sara Paretsky, qui a partagé les propos de Mme Guard, a ajouté: «Je pense que les gens se sont sentis aussi viscéralement attaqués que si leurs propres maisons avaient été rasées. Dans un sens, c’est symboliquement notre maison à nous tous.»
Anne Nieman, une citoyenne de l’Alabama, a écrit en guise de commentaire: «Notre Maison-Blanche a été brûlée, reconstruite, agrandie et modernisée au fil des décennies pour garder le bâtiment fonctionnel et sécuritaire pour notre gouvernement national et les occupants qui s’y trouvent. C’est ainsi que vous sauvez les structures historiques : en les gardant viables et en les adaptant aux usages et besoins modernes.»
Les plans et esquisses dévoilés montrent un espace de réception d'envergure destiné à s'intégrer au complexe de la Maison-Blanche, mais la majorité écrasante des citoyens qui se sont donné la peine de commenter le projet ne partagent manifestement pas cette vision.
La Commission de planification de la capitale nationale, dont la majorité des douze membres sont issus du camp républicain, devra désormais tenir compte de cette mobilisation citoyenne lors de ses délibérations.
Le slogan « Je n'ai pas voté pour ça », repris par de nombreux opposants au projet, illustre le fossé grandissant entre les priorités affichées par l'administration Trump et les préoccupations d'une partie significative de la population.
Les audiences de jeudi s'annoncent donc particulièrement tendues, alors que la Commission devra trancher entre la volonté présidentielle et l'expression démocratique d'un mécontentement massif. L'issue de ce dossier pourrait bien devenir un symbole des tensions entre le pouvoir exécutif et l'opinion publique américaine.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.