Mark Carney
Crédit photo: Capture d'écran vidéo YouTube

John Bolton, ancien conseiller de Donald Trump, croit que Mark Carney a commis une erreur

Le premier ministre canadien est allé trop loin dans son discours à Davos, selon lui.

J. Martel

J. Martel


Alors que plusieurs personnalités ont salué le discours prononcé mardi par Mark Carney à Davos, l'ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump John Bolton affirme pour sa part que le premier ministre du Canada a commis une «erreur».

Selon John Bolton, Mark Carney a fait une «erreur» lorsqu'il a déclaré lors de son discours à Davos qu'il s'agit de la fin du système international fondé sur des règles et que les relations canado-américaines pourraient en payer le prix.

Celui qui a été conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump dit croire que la situation très tendue avec les États-Unis pourrait s'aggraver: «Ce que fait Trump, c’est anéantir des décennies d’efforts déployés par les États-Unis pour instaurer la confiance et la fidélité envers l’Amérique en tant que leader de l’alliance occidentale. C’est une véritable tragédie qui se déroule sous nos yeux.»

Selon M. Bolton, Mark Carney gagnerait davantage à «minimiser les dégâts» causés par M. Trump.

Après avoir été conseiller à la sécurité nationale pour Donald Trump au sein de sa première administration, John Bolton est devenu l’un des plus ardents détracteurs républicains du président américain.

M. Bolton a notamment été inculpé pour avoir divulgué et retenu des documents relevant de la défense nationale et il a plaidé non coupable devant un tribunal du Maryland à l’automne.

L'avis de M. Bolton ne semble pas être partagé par l'ancien conseiller à la sécurité nationale du premier ministre Justin Trudeau, Roland Paris. Ce dernier a déclaré que le discours de Mark Carney à Davos ne faisait que refléter des changements déjà survenus à l’ordre mondial.

M. Paris dit croire pour sa part que Mark Carney gagnerait davantage à être «honnête» quant aux bouleversements qui se sont déjà produits dans les relations internationales.

L'ancien conseiller de Justin Trudeau a ajouté: «Jusqu’à présent, de nombreux pays occidentaux ont fait profil bas, espérant que la crise se résorberait d’elle-même. Or, un an seulement après le début de la présidence Trump, il menace déjà sérieusement de représailles si le Groenland n’est pas cédé aux États-Unis.»

Gavin Newsom, gouverneur de la Californie et possible candidat démocrate à la présidentielle de 2028, s'est justement rendu à Davos afin d'avertir les dirigeants européens d'«arrêter de chercher à apaiser» Donald Trump et de combattre «le feu par le feu».

Selon M. Newsom, Donald Trump est «passé maître dans l’art d’exploiter les faiblesses, mais il recule lorsqu’on le frappe au visage».

L'ancien ambassadeur du Canada à l’ONU Bob Rae affirme de son côté qu'il est plus important que jamais de rallier la population aux propos de Mark Carney: «Je pense que, dans le discours, c’était à un certain niveau intellectuel et un effort est très important de sa part. Mais il faut se souvenir que la plus importante chose pour un chef, c’est d’avoir les gens derrière lui.»

Enfin, Roland Paris a reconnu avoir ressenti de la fierté en entendant le discours de Mark Carney, mais il s'inquiète toutefois des conséquences de ses propos: «Mark Carney a dû faire preuve d’une grande habileté, tiraillé entre la menace de pressions économiques américaines et les enjeux fondamentaux de souveraineté et de droit international. Il devra continuer à naviguer sur ce fil du rasoir. La question est de savoir s’il modifiera son approche.»

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Source: La Presse
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