Donald Trump
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook The White House

La santé de Donald Trump soulève de sérieuses questions

L'état du président américain inquiète de plus en plus...

J. Martel

J. Martel

Les déclarations incendiaires du président américain à l'égard de l'Iran et le ton de plus en plus cru de ses interventions publiques ont ravivé un débat brûlant à Washington : Donald Trump est-il encore en mesure de diriger le pays?

Plus d'une cinquantaine de parlementaires démocrates, rejoints par d'anciens soutiens républicains de poids, exigent désormais que le Cabinet présidentiel active une disposition constitutionnelle pour l'écarter temporairement du pouvoir.

Malgré l'intensité des appels, les experts estiment que cette démarche n'a quasiment aucune chance d'aboutir dans l'immédiat.

Le sénateur démocrate du Connecticut, Chris Murphy, a réagi vivement sur le réseau social X en affirmant qu'aucun dirigeant en pleine possession de ses facultés ne menacerait publiquement d'anéantir une civilisation tout entière.

Cette sortie faisait suite aux propos tenus par Trump mardi dernier contre l'Iran. Le dimanche de Pâques, le président avait déjà provoqué un tollé en promettant la destruction de ponts et de centrales électriques iraniennes, ponctuant ses déclarations de jurons et concluant par un «Allah soit loué» provocateur.

Fait notable, la contestation ne provient plus uniquement du camp démocrate.

À titre d'exemple, l'ancienne représentante républicaine Marjorie Taylor Greene a qualifié le président de «devenu fou», tandis que des figures comme Tucker Carlson et Alex Jones, longtemps parmi ses plus fervents défenseurs, ont également réclamé le recours au 25e amendement. Leur rupture semble toutefois davantage liée à leur opposition à la guerre menée contre l'Iran qu'à une préoccupation purement médicale.

Du côté du corps médical, des voix se sont aussi élevées.

Le docteur Vin Gupta, analyste médical pour MS Now, a déclaré cette semaine que le président présentait «tous les signes d'une démence».

Au-delà de ses propos, des signes physiques ont également alimenté les spéculations : des ecchymoses sur les mains dissimulées sous du maquillage et un gonflement visible aux chevilles.

La Maison-Blanche a catégoriquement démenti toute rumeur concernant de graves problèmes de santé.

Donald Trump
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook The White House

Adoptée en 1967, cette disposition constitutionnelle organise la succession présidentielle en cas de décès, de démission ou d'incapacité à gouverner. Sa section la plus délicate concerne le scénario où un président, conscient mais jugé inapte pour des raisons physiques ou mentales, refuse de reconnaître son état. Dans ce cas, c'est au vice-président et à la majorité des quinze membres du Cabinet de prendre l'initiative pour le démettre immédiatement de ses fonctions.

Mais la procédure ne s'arrête pas là.

Si le président conteste sa mise à l'écart, le vice-président et le Cabinet disposent de quatre jours pour confirmer leur décision. Le Congrès doit ensuite se prononcer dans un délai maximal de 21 jours, et il faut réunir les deux tiers des voix dans les deux chambres pour maintenir la suspension.

Brian Kalt, professeur de droit à l'Université d'État du Michigan et spécialiste de la question, souligne que «la barre a été placée très haut». À titre de comparaison, une procédure de destitution classique ne nécessite qu'une majorité simple à la Chambre des représentants pour être lancée.

Donald Trump
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook The White House

Joel Goldstein, professeur émérite de droit à l'Université Saint Louis, rappelle que les rédacteurs de l'amendement ont volontairement confié cette responsabilité aux plus proches collaborateurs du président, à la fois les plus loyaux et les mieux informés de son état réel. L'objectif était d'éviter que ce mécanisme ne devienne un instrument de lutte partisane. Historiquement d'ailleurs, cette procédure n'a jamais été déclenchée.

Trump s'est construit une image publique fondée sur la provocation, les hyperboles et un style de négociation musclé. Si ses récentes déclarations ont repoussé des limites inédites, il demeure extrêmement difficile de déterminer ce qu'elles révèlent véritablement sur ses capacités cognitives.

Comme le rappelle le professeur Kalt, lorsqu'un président n'est pas totalement inapte à exercer ses fonctions, le 25e amendement est précisément conçu pour le protéger et rendre très ardu tout retrait de pouvoir.

Dans un contexte où le Cabinet reste composé de fidèles nommés par Trump lui-même, la probabilité d'une activation de cette procédure demeure, pour l'heure, quasi nulle.

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Source: lapresse.ca

Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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