
Visiblement, il s'agit d'une mise en garde à ne pas prendre à la légère...
L'administration Trump affirme que sa stratégie de sécurité nationale américaine est un «avertissement» aux alliés américains en Europe.
C'est lundi dernier que le sous-secrétaire d'État américain aux affaires économiques, Jacob Helberg, a expliqué que le document présentant la stratégie de sécurité nationale américaine est un «avertissement» aux alliés américains en Europe.
Le document qui présente la stratégie de sécurité nationale américaine a été publié le mois dernier.
Alors que la stratégie de sécurité nationale critique les partenaires «faibles» des États-Unis en Europe, celle-ci encourage à soutenir les partis d'extrême droite sur le continent.
L'administration Trump a vivement défendu cette stratégie en affirmant que l'Europe fait face à une «disparition civilisationnelle» en raison de ses politiques migratoires et de censure.
Selon Jacob Helberg, les critiques concernant l'Europe ne doivent pas être considérées comme étant une «insulte», mais bien un «avertissement» aux alliés américains en Europe.
Jacob Helberg a notamment confirmé que les États-Unis souhaitent poursuivre une déréglementation accrue en son sein.
Rappelons qu'au cours des derniers jours, l'administration Trump a répété à de nombreuses reprises qu'elle a l'intention de s'approprier le territoire autonome danois du Groenland pour des raisons de «sécurité nationale» .
M. Helberg s'est d'ailleurs prononcé à ce sujet en déclarant: «Nous voulons une Europe forte. Pour cela, une condition essentielle à la force européenne est que l'Europe accélère véritablement le processus de déréglementation et réduise sa dépendance vis-à-vis des puissances qui lui sont ouvertement hostiles.»
Le sous-secrétaire d'État américain aux affaires économiques a ajouté: «Que l’Europe choisisse de s’associer aux États-Unis pour renforcer ses chaînes d’approvisionnement ou à d’autres puissances, nous voulons nous assurer qu’elle ne s’associe pas à des pays qui la contraindront et la feront chanter chaque jour de ce partenariat. À Washington, on s'inquiète quelque peu de la nécessité de réformes sérieuses pour relancer l'économie européenne. Nous pensons que c'est possible avec les bonnes réformes.»
En ce qui concerne l'«avertissement» auquel M. Helberg a fait référence, ce dernier a expliqué: «Je sais que la stratégie de sécurité nationale, le discours autour de l'Europe et de l'effacement civilisationnel ont suscité beaucoup d'attention en Europe. Ce que je tiens à souligner, c'est que ce langage est un avertissement. Ce n'est pas une insulte. Aux États-Unis, l’inquiétude et l’alarme grandissent face au fait que le déclin économique relatif de l’Europe, en pourcentage du PIB mondial, constitue une crise.»
Cet «avertissement» des États-Unis survient alors qu'il y a quelques jours seulement, Donald Trump a ordonné des frappes contre le Venezuela , ainsi que la détention par les forces spéciales américaines du président vénézuélien Nicolás Maduro.
Rappelons enfin que l'Europe doit toujours composer avec la menace militaire de la Russie de Vladimir Poutine en raison de l'invasion de l'Ukraine.
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