
Pour qu'on en arrive là, c'est que la situation est vraiment catastrophique...
Des anciens alliés de Donald Trump sont de plus en plus nombreux à se retourner contre le président américain. Même le conspirationniste Alex Jones a réclamé l'invocation du 25e amendement de la Constitution pour l'écarter du pouvoir.
L'administration Trump fait face à une vague de contestation sans précédent, y compris de la part de ses anciens alliés les plus fidèles.
Le conspirationniste et figure emblématique de la droite radicale américaine Alex Jones a rejoint le camp de ceux qui réclament l'invocation du 25e amendement de la Constitution pour écarter le président du pouvoir. En cause : les menaces répétées et de plus en plus extrêmes de Donald Trump envers l'Iran, allant jusqu'à évoquer la destruction d'une «civilisation entière».

C'est lors de son émission sur InfoWars lundi, qu'Alex Jones a lancé une question qui aurait été impensable il y a encore quelques mois de la part de l'un des plus fervents propagandistes du mouvement MAGA :
«Comment on lui applique le 25e amendement?». Sur le réseau social X, l'animateur a qualifié les propos de Trump de génocidaires, rappelant que la définition même du génocide implique la destruction d'un peuple ou d'une civilisation entière.
Voici l'extrait en question:
Jones n'a pas mâché ses mots, comparant le président à un «super-vilain dérangé sorti d'un film Marvel» et martelant que ces menaces ne correspondaient absolument pas à ce pour quoi les électeurs avaient voté.
Sur son plateau, son invité et ancien avocat Robert Barnes a suggéré que l'entourage du président devrait «maîtriser Trump, le laisser faire semblant d'être président et annoncer publiquement qu'il traverse un problème de santé». Jones a renchéri en affirmant qu'il ne s'agissait pas d'un homme jouant la comédie de la folie, mais d'une situation réellement alarmante.
L'ancienne élue républicaine Marjorie Taylor Greene, autre figure majeure du trumpisme, a elle aussi rejoint cet appel en publiant un message sans ambiguïté sur les réseaux sociaux : «25e AMENDEMENT!!!». Elle a souligné qu'aucune bombe n'était tombée sur le sol américain et que l'idée d'anéantir une civilisation entière relevait selon elle du «mal et de la folie».
Les déclarations de Trump qui ont provoqué cette fronde sont d'une gravité exceptionnelle.
Le président a lancé un ultimatum à Téhéran, exigeant un accord de cessez-le-feu sous peine de voir les États-Unis détruire l'ensemble des centrales électriques et des ponts d'un pays peuplé de plus de 90 millions d'habitants.
Lundi, il a affirmé que «le pays entier pourrait être anéanti en une seule nuit», fixant une échéance à mardi soir 20 heures. Le lendemain matin, il a écrit qu'une «civilisation entière mourrait ce soir, pour ne jamais renaître».
Le conflit a déjà des conséquences humaines et économiques considérables.
La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran a perturbé les approvisionnements pétroliers mondiaux et fait flamber les prix du baril.
Plus d'une douzaine de militaires américains ont été tués, plus de 300 blessés, et plusieurs avions de combat ont été gravement endommagés ou détruits.
Du côté iranien, les organisations de défense des droits humains font état de plus de 1 500 victimes civiles.
Dans un message de Pâques publié dimanche, Trump avait déjà donné le ton en ordonnant à l'Iran d'«ouvrir ce foutu détroit, bande de cinglés, ou vous vivrez en enfer».
La représentante démocrate Yassamin Ansari a de son côté déposé des articles de mise en accusation contre le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, tout en réclamant à nouveau l'application du 25e amendement. Elle a dénoncé une guerre illégale en escalade constante et des menaces constituant des crimes de guerre, estimant que la rhétorique présidentielle ne faisait que renforcer le régime iranien tout en mettant en danger des millions de personnes et les soldats américains déployés dans la région.
Rappelons que le 25e amendement prévoit que le vice-président et une majorité du cabinet déclarent le président inapte à exercer ses fonctions. Le Congrès pourrait ensuite confirmer cette décision par un vote aux deux tiers.
Pour l'heure, ni JD Vance ni les membres du cabinet n'ont donné le moindre signe d'adhésion à cette démarche, mais la pression politique ne cesse de monter à mesure que la rhétorique guerrière de Trump franchit de nouveaux seuils.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.