
Le PCQ présente un candidat favorable à l'annexion du Canada aux États-Unis
Les propos troublants de Frédéric Poulin refont surface avant les élections
Le journaliste de La Presse, Charles Lecavalier a mis au jour des déclarations pour le moins controversées de Frédéric Poulin, candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans la circonscription de Côte-du-Sud. Alors que sa candidature avait été officialisée en juin dernier avec l'appui du chef Éric Duhaime, le quotidien montréalais a fouillé dans ses publications sur les réseaux sociaux et y a découvert des prises de position qui tranchent radicalement avec le discours de la quasi-totalité de la classe politique québécoise et canadienne.
Selon les informations rapportées par La Presse, Frédéric Poulin s'est montré ouvertement favorable à ce que le Canada soit annexé par les États-Unis. En 2024, il relayait sur le réseau X la publication d'un utilisateur affirmant que le Canada était sur le point de devenir un État défaillant, en ajoutant le commentaire « 51e état? Why Not? ». La même année, en réponse à une question posée par le compte « André Arthur live du ciel » demandant aux internautes s'ils soutenaient l'annexion du Canada par Washington, le candidat répondait sans ambiguïté qu'il était « pour à 125% ».
Ces sorties ne se limitent pas à l'année 2024. En 2025, toujours selon La Presse, M. Poulin réagissait à une caricature du dessinateur Ygreck montrant le président américain Donald Trump tenant un drapeau québécois et suggérant au chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon que le Québec ferait un bon 51e État. La réaction du candidat conservateur? Encore une fois : « Why not? ». La Presse précise que certaines de ces publications ne sont plus accessibles en ligne, mais que le média a pu consulter des captures d'écran.

Des propos qui détonnent dans le contexte politique actuel au PCQ
Ces déclarations sont d'autant plus frappantes que l'immense majorité des élus et des candidats au Québec comme au Canada rejettent fermement les ambitions annexionnistes exprimées à plusieurs reprises par Donald Trump. Le producteur laitier, qui a été maire de Saint-Antoine-de-L'Isle-aux-Grues à deux reprises, d'abord de 2009 à 2015 puis de 2023 à 2025, ne cachait pas non plus son admiration pour le mode de vie américain. Dans une entrevue accordée au média local Le Placoteux en 2025, il confiait que sans sa ferme, il pourrait envisager de s'établir aux États-Unis, estimant que la liberté y constitue le fondement de la société.

Sur les réseaux sociaux, le candidat ne se limitait pas à la question de l'annexion. Toujours d'après La Presse, il écrivait en 2025 qu'il y avait davantage de « prostitution à l'Assemblée nationale qu'à Montréal une fin de semaine de Grand Prix », une sortie qui illustre le ton provocateur qu'il adoptait régulièrement en ligne.
Frédéric Poulin n'est d'ailleurs pas le seul candidat du PCQ à afficher une sympathie envers l'administration Trump. La Presse rapporte que Myriam Cournoyer, candidate dans Bois-Franc, encourageait les internautes à ignorer les appels au boycottage des produits américains et à faire l'inverse de ce que suggéraient les médias. Elle aurait également relayé un montage réalisé par intelligence artificielle montrant le premier ministre canadien Mark Carney au sol, maîtrisé par des soldats américains. Son compte personnel et une bonne partie de ses publications ont depuis été supprimés du réseau X.

Lorsque sa candidature avait été annoncée au début du mois de juin, le portrait était tout autre. Éric Duhaime le présentait alors comme « un homme de terrain qui connaît les réalités des familles, des entrepreneurs et des producteurs agricoles ». M. Poulin avait déjà porté les couleurs du PCQ lors du scrutin de 2022, terminant au deuxième rang avec 23 % des suffrages dans une circonscription remportée par la CAQ.
La course dans Côte-du-Sud s'annonce serrée, avec une lutte à trois entre le PCQ, le Parti québécois et la Coalition avenir Québec. Le député sortant caquiste Mathieu Rivest brigue un second mandat, tandis que le Parti libéral a investi l'ancien policier Laurier Michaud. Au moment de la publication de l'article de La Presse, le Parti conservateur du Québec avait décliné les demandes d'entrevue, se contentant d'annoncer qu'une réponse serait publiée ultérieurement. Ces révélations pourraient toutefois compliquer la campagne du candidat dans une circonscription où chaque vote comptera.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.