
L'Australie a l'air de perdre patience avec le président américain...
Le premier ministre australien Anthony Albanese a pris la parole lundi 30 mars depuis Canberra pour adresser un message sans détour à Donald Trump au sujet du conflit en cours contre l'Iran.
Alors que la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran entre dans son deuxième mois, le dirigeant australien réclame davantage de clarté sur les objectifs poursuivis et met en garde contre les ambitions de changement de régime, qu'il qualifie d'entreprise «très difficile».
Le conflit a débuté le 28 février dernier, lorsque Israël et les États-Unis ont lancé des frappes de missiles contre l'Iran, provoquant des représailles contre des bases américaines dans les pays voisins.
À l'origine, le président américain avait affirmé que l'opération serait terminée en quelques jours seulement. Or, plus d'un mois plus tard, la situation ne fait que se complexifier.

Des informations récentes indiquent que le département de la Guerre prépare des opérations terrestres, avec des milliers de soldats et de Marines américains déployés au Moyen-Orient.
Face à cette escalade, Anthony Albanese a exprimé son inquiétude tout en réaffirmant son soutien à l'objectif d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire : «Je souhaite davantage de certitude quant aux objectifs de cette guerre, et je veux voir une désescalade».
Anthony Albanese a ajouté qu'une telle désescalade serait dans l'intérêt de l'économie mondiale, tout en précisant qu'il n'éprouvait «que du mépris pour le régime iranien».
Selon lui, le premier objectif annoncé au début du conflit — empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire — a été «clairement atteint». Le deuxième, consistant à affaiblir les capacités militaires iraniennes et celles de ses alliés comme le Hezbollah, le Hamas et les Houthis, a également connu des avancées significatives.

En ce qui concerne le troisième objectif, soit le changement de régime, Anthony Albanese dit considérer que celui-ci pose un problème majeur: «L'histoire nous enseigne que le changement de régime imposé de l'extérieur est extrêmement difficile.»
Au-delà des considérations géopolitiques, le conflit a des répercussions économiques concrètes pour l'Australie. Les prix des carburants dans le pays ont bondi d'environ 40 % depuis le début des frappes américano-israéliennes, en raison du blocage effectif du détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
Le premier ministre australien a d'ailleurs insisté sur la nécessité pour Washington de préciser si un changement de régime est réellement envisagé et, le cas échéant, comment il compte y parvenir: «Cela a eu un impact dévastateur et les conséquences se feront sentir encore pendant un certain temps. Il est évident qu'il faut entrevoir une issue. C'est ce que les gens veulent voir.»
Rappelons enfin que Donald Trump a déclaré avoir mené des «discussions productives» avec Téhéran en vue de mettre fin au conflit, mais l'Iran a catégoriquement démenti l'existence de toute négociation, allant même jusqu'à déclarer être prêt à affronter les troupes américaines si celles-ci venaient à intervenir sur son sol.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.