
C'est déjà en fin de semaine que ça se passe et ça va faire des heureux..!
Il fait peut-être encore un froid polaire à l'extérieur, mais ne perdons surtout pas espoir, car la douceur du printemps finira bien par se faire ressentir. Mais avant d'en arriver là, il faudra sacrifier une heure de sommeil!
Dans quelques jours à peine, la majorité des Canadiens devront avancer leurs horloges d'une heure.
Le passage à l'heure d'été est prévu le dimanche 8 mars 2026 à 2 heures du matin, heure locale.
Ce rituel printanier, qui permet de profiter de soirées plus lumineuses durant les mois chauds, privera toutefois les citoyens d'une précieuse heure de repos.
Pour ceux dont le téléphone intelligent est paramétré pour ajuster automatiquement l'heure, la transition sera transparente. En revanche, les personnes qui comptent sur un réveil traditionnel ou une montre classique devront penser à effectuer le changement manuellement avant de se coucher le samedi 7 mars.
L'heure avancée restera en vigueur jusqu'au premier dimanche de novembre, moment où les horloges reculeront d'une heure, restituant ainsi cette fameuse heure de sommeil perdue.
À l'échelle du pays, presque toutes les provinces et tous les territoires procèdent à ce changement saisonnier. Le Yukon fait toutefois exception, ayant choisi de ne plus modifier ses horloges.
La question de l'abolition du changement d'heure biannuel gagne en intensité au Canada.
Des travaux scientifiques publiés en 2025 ont démontré une corrélation entre cette modification saisonnière et une hausse des risques d'obésité, d'accidents vasculaires cérébraux, de crises cardiaques et même d'accidents routiers mortels. Ces effets néfastes s'expliquent notamment par la perturbation du rythme circadien, cette horloge biologique interne qui orchestre des fonctions essentielles comme la digestion, la sécrétion hormonale et les cycles de veille et de sommeil.
Patricia Lakin-Thomas, professeure de biologie à l'Université York, souligne qu'un décalage d'une seule heure suffit à provoquer un véritable «mini-décalage horaire» chez l'ensemble de la population.
Selon la professeure, maintenir l'heure normale de façon permanente constituerait un choix bien plus bénéfique pour la santé collective.
Sur le plan politique, plusieurs initiatives témoignent d'une volonté croissante de mettre fin à cette pratique.
En 2025, la députée libérale Marie-France Lalonde a déposé un projet de loi d'initiative parlementaire dans le but de supprimer les changements d'heure saisonniers. Elle a exprimé son souhait de consulter largement les experts, les secteurs économiques concernés ainsi que les citoyens — parents et jeunes inclus — afin de dégager un consensus national.
Du côté provincial, l'Ontario a voté dès 2020 une loi pour rester en permanence à l'heure d'été, mais celle-ci est conditionnelle à ce que le Québec et l'État de New York adoptent la même mesure.
Une consultation publique menée au Québec en 2024 a révélé un appui massif de la population en faveur de l'heure d'été permanente. Toutefois, un obstacle de taille subsiste du côté américain : si les États peuvent choisir de passer à l'heure normale permanente, la législation fédérale leur interdit pour l'instant d'adopter l'heure d'été de manière définitive.
En attendant une éventuelle réforme, les Canadiens devront donc composer une fois de plus avec ce rituel saisonnier le 8 mars prochain, en espérant que les discussions en cours aboutissent un jour à une solution pérenne.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.