roi Charles
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook The Royal Family

Le roi Charles sommé de rendre un bijou "volé" de 400 M$

C'est l'heure de ramener les choses "empruntées"...

J. Martel

J. Martel

Le maire de New York a demandé au Roi Charles de restituer le diamant Koh-i-Noor qu'il qualifie de «volé».

C'est lors de la récente visite d'État du roi Charles aux États-Unis, que le maire de New York, Zohran Mamdani, a profité de l'occasion pour interpeller publiquement le monarque britannique au sujet du célèbre diamant Koh-i-Noor, une pierre précieuse controversée estimée entre 103 et 294 millions de livres sterling.

Cette déclaration ravive un débat vieux de plusieurs décennies sur la restitution des trésors coloniaux britanniques.

Le souverain britannique et son épouse, la reine Camilla, étaient en visite officielle de quatre jours aux États-Unis, invités par le président Donald Trump. Ce déplacement visait notamment à apaiser les tensions récentes dans les relations anglo-américaines provoquées par la guerre en Iran.

Charles s'est adressé au Congrès américain et s'est rendu au mémorial du 11 septembre à New York, où il a croisé le maire Mamdani lors d'une cérémonie de dépôt de gerbe.

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Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook The Royal Family

Avant l'événement, Mamdani a déclaré aux journalistes que s'il avait l'occasion de parler au roi en privé, il l'encouragerait à restituer le diamant Koh-i-Noor qu'il qualifie de «volé». Ces propos ont coïncidé avec la décision de New York de restituer à l'Inde des centaines d'objets d'art d'une valeur d'environ 10 millions de livres sterling.

Le Koh-i-Noor, dont le nom signifie «montagne de lumière», pèse 21 grammes (105,6 carats) et figure parmi les plus gros diamants taillés au monde. De la taille approximative d'un œuf de poule, cette gemme officiellement qualifiée d'«inestimable» fait actuellement partie des joyaux de la Couronne britannique, exposés à la Tour de Londres.

L'origine exacte de la pierre reste incertaine, mais la plupart des historiens s'accordent à dire qu'elle a été extraite des mines de Golconde, dans le centre-sud de l'Inde, possiblement dès le XIVe siècle.

Qualifié de symbole de «conquête», le diamant est passé entre de nombreuses mains au fil des siècles, appartenant successivement à l'Empire moghol ainsi qu'à des dirigeants historiques du Pakistan, de l'Iran et de l'Afghanistan actuels.

En 1849, à l'issue de la Seconde Guerre anglo-sikhe, la Compagnie britannique des Indes orientales s'est emparée du joyau. Le dernier Shah, le Maharaja Duleep Singh, alors âgé de seulement dix ans, a dû remettre la pierre lors du Traité de Lahore. L'article III de ce traité stipulait explicitement que le diamant devait être «remis par le Maharaja de Lahore à la Reine d'Angleterre».

La question de la propriété légitime du Koh-i-Noor reste un sujet brûlant.

Pour beaucoup, cette pierre incarne le colonialisme britannique en Inde. Le gouvernement indien a demandé sa restitution après son indépendance en 1947, puis à nouveau en 1953, mais les deux requêtes ont été rejetées par Londres.

Le Pakistan a revendiqué la propriété du joyau en 1976, tandis qu'un porte-parole des Talibans a affirmé en 2000 qu'il appartenait à l'Afghanistan.

En 2016, l'Inde a relancé les discussions, son ministère de la Culture déclarant vouloir «déployer tous les efforts possibles pour ramener le diamant Koh-i-Noor de manière amiable». Une proposition de compromis consistant à diviser la pierre en quatre parts destinées à l'Inde, la Grande-Bretagne, le Pakistan et l'Afghanistan a été suggérée mais finalement rejetée.

Le gouvernement britannique maintient que le diamant a été obtenu légalement et que sa propriété est «non négociable».

Des obstacles législatifs compliquent également toute restitution, notamment la loi sur le British Museum de 1963 qui interdit aux administrateurs de musées de restituer des objets de leurs collections.

La déclaration du maire Mamdani relance néanmoins ce débat sur la scène internationale, à un moment où la question de la restitution des objets coloniaux gagne en visibilité dans le monde entier.

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À propos de l'auteur

J. Martel
J. Martel

Rédacteur

Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.

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Source: ladbible.com

Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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