
Téhéran affirme avoir des « plans spéciaux » en préparation...
Les tensions entre les États-Unis et l'Iran ont atteint un niveau critique ces derniers jours, alors que Téhéran a lancé un avertissement glaçant à l'encontre de Donald Trump et de ses alliés.
Le régime iranien affirme avoir des «plans spéciaux» en préparation, tout en qualifiant de «fausses» les déclarations du président américain sur de prétendues négociations de paix entre les deux pays.
Le contexte est explosif : fin février, une opération militaire conjointe américano-israélienne a frappé l'Iran, entraînant la mort du Guide suprême Ali Khamenei. Son fils, Mojtaba Khamenei, lui a succédé à la tête du régime, qui est loin d'avoir capitulé.
En représailles, l'Iran a lancé des missiles contre des bases militaires américaines situées à Dubaï, au Koweït et au Qatar.
Le détroit d'Ormuz, l'une des routes maritimes les plus stratégiques au monde, a été bloqué par Téhéran, provoquant une flambée des prix de l'énergie à l'échelle mondiale.
Le 21 mars, Donald Trump a publié un message sur Truth Social dans lequel il menaçait de frapper et d'«anéantir» les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'était pas entièrement rouvert dans les 48 heures. Une escalade verbale à laquelle Téhéran a répondu par des déclarations tout aussi belliqueuses.

Selon l'agence de presse officielle iranienne Fars News, des sources proches du pouvoir ont annoncé que des «événements spéciaux» étaient planifiés visant Tel-Aviv ainsi que certains alliés régionaux des États-Unis et d'Israël.
Ces opérations auraient pour objectif de «supprimer tout espoir de négociations dans l'esprit des agresseurs».
Dans un message diffusé sur Telegram, l'agence a précisé que l'Iran exigeait le retrait complet des forces américaines de la région, l'évacuation de leurs bases, le versement de compensations et des garanties formelles de non-agression. Sans quoi, ni la guerre ne prendrait fin, ni le détroit d'Ormuz ne serait rouvert. Les responsables iraniens ont même affirmé que, même en cas de cessation des hostilités, la situation dans le détroit ne reviendrait jamais à celle d'avant le conflit.
Deux jours plus tard, le 23 mars, le président américain a affirmé sur Truth Social que Washington et Téhéran avaient eu des «conversations très productives et constructives» au cours des jours précédents, visant une résolution complète des hostilités au Moyen-Orient. Il a déclaré avoir ordonné au département de la Guerre de reporter toute frappe militaire contre les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours, conditionnée au succès des discussions en cours.
Face aux journalistes, il a ajouté que l'Iran «souhaitait vivement parvenir à un accord», tout en prévenant que les bombardements reprendraient si les pourparlers échouaient.
Du côté iranien, le discours est radicalement différent.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a formellement démenti toute discussion avec les États-Unis dans un message publié sur le réseau social X. Selon lui, ces prétendues négociations ne sont que des «fausses informations» destinées à manipuler les marchés financiers et pétroliers, et à permettre aux États-Unis et à Israël de sortir du «bourbier» dans lequel ils se trouvent.
La Maison-Blanche, de son côté, a adopté une position nuancée.
La porte-parole Karoline Leavitt a indiqué à la BBC qu'aucune réunion formelle entre responsables américains et iraniens n'était programmée à ce stade, tout en qualifiant la situation de «fluide». Elle a souligné que ces discussions diplomatiques étaient sensibles et que les États-Unis ne négocieraient pas par voie de presse, appelant à ne pas considérer les spéculations sur d'éventuelles rencontres comme définitives tant qu'elles n'auraient pas été officiellement annoncées.
Alors que les prix de l'énergie continuent de grimper et que les menaces militaires s'intensifient des deux côtés, les prochains jours s'annoncent décisifs pour l'avenir du Moyen-Orient et la stabilité économique mondiale.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.