
Le niveau de manque de respect est dans le tapis...
Le Brent a atteint un prix qui n'avait pas été observé depuis le début de l'invasion russe en Ukraine en 2022, en raison de propos tenus par l'ayatollah Mojtaba Khamenei.
C'est jeudi que l'ayatollah Mojtaba Khamenei a déclaré que les États-Unis avaient essuyé une «défaite honteuse» face à l'Iran, alors que les tensions entre les deux pays continuent de s'intensifier.
Cette escalade verbale a provoqué une flambée spectaculaire des cours du pétrole, le Brent atteignant brièvement 126 dollars américains le baril — un niveau qui n'avait plus été observé depuis le début de l'invasion russe en Ukraine en 2022.
Bien qu'un cessez-le-feu soit en place depuis le 8 avril, Washington maintient un blocus naval contre les navires iraniens en réponse au verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran. Ce passage maritime stratégique acheminait auparavant environ un cinquième de la consommation mondiale d'hydrocarbures.
Un haut responsable américain a même évoqué la possibilité de prolonger cette mesure durant plusieurs mois si les circonstances l'exigent.
Dans un message écrit — le guide suprême n'ayant pas été vu publiquement depuis sa nomination en raison de blessures subies lors de frappes —, l'ayatollah Khamenei a affirmé qu'un «nouveau chapitre» s'ouvrait pour le Golfe et le détroit d'Ormuz, deux mois après ce qu'il qualifie de plus grande agression militaire menée dans la région.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a pour sa part assuré que toute tentative de blocus maritime contre son pays était condamnée à échouer.
Du côté américain, le discours est radicalement différent.
L'armée revendique le succès de l'opération, avec 42 navires interceptés et 41 pétroliers empêchés de quitter les eaux iraniennes, selon l'amiral Brad Cooper, commandant des forces américaines au Moyen-Orient. Donald Trump a qualifié le blocus de «un peu plus efficace que les bombardements» lors d'un entretien avec le site Axios, tout en se faisant briefer sur d'éventuelles nouvelles actions militaires.
Le conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, a déjà coûté 25 milliards de dollars aux États-Unis selon le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, qui a justifié cette dépense en posant la question du prix à payer pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Cette déclaration lui a valu de vives critiques lors de son audition devant la Chambre des représentants.
Sur le plan économique mondial, les conséquences du blocage d'Ormuz s'aggravent quotidiennement : pénuries grandissantes, poussées inflationnistes et révisions à la baisse des prévisions d'entreprises.
La Banque centrale européenne a mis en garde contre l'intensification des risques pour la croissance et l'inflation en zone euro, tandis que le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est alarmé de l'étranglement de l'économie mondiale.
Malgré les premières discussions tenues le 11 avril à Islamabad, la diplomatie reste dans l'impasse.
Le président russe Vladimir Poutine a personnellement averti Donald Trump des conséquences néfastes qu'aurait une nouvelle action militaire contre l'Iran pour l'ensemble de la communauté internationale.
Danny Citrinowicz, chercheur à l'Université de Tel-Aviv, a estimé que ce que 40 jours de bombardements intensifs n'avaient pas réussi à obtenir ne serait pas accompli par des attaques dans le détroit ou des assassinats ciblés.
En Iran, la population oscille entre détresse et résignation. «C'est tellement démoralisant», témoigne Morteza, un informaticien de Téhéran, déplorant que des innocents aient vu leurs vies détruites alors que le régime reste en place et que la menace d'une reprise des hostilités plane toujours.
Au Liban, la situation demeure également critique. Les opérations israéliennes contre le Hezbollah ont causé plus de 2500 morts et plus d'un million de déplacés depuis début mars. Neuf personnes, dont deux enfants, ont encore été tuées jeudi dans des frappes dans le sud du pays.
Le président libanais Joseph Aoun exige la pleine application du cessez-le-feu du 17 avril avant toute négociation de paix directe avec Israël, tandis que des dizaines d'habitants du sud ont manifesté à Beyrouth contre la destruction de leurs villages.
Rappelons enfin que Washington tente par ailleurs de convaincre ses alliés de rejoindre une coalition internationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz, mais les capitales occidentales restent jusqu'ici sourdes à ces appels.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.
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