
Le premier ministre n'a pas perdu de temps...
Alors que l'Alberta s'apprête à consulter sa population sur la question de l'indépendance, Mark Carney a répondu à cette menace avec une déclaration à laquelle on ne s'attendait pas forcément.
Le premier ministre a choisi un décor symbolique pour répondre. En visite sur le chantier de réfection du Parlement d'Ottawa ce vendredi 22 mai, il a utilisé la métaphore de la rénovation pour décrire l'état actuel du pays. Selon lui, le Canada traverse une période de transformation profonde, à l'image de l'édifice du Centre en pleine reconstruction, et en sortira renforcé.
La veille, la première ministre albertaine Danielle Smith a dévoilé les contours du référendum prévu pour le mois d'octobre. Contrairement aux consultations populaires qu'a connues le Québec par le passé, la question soumise aux Albertains propose deux options clairement distinctes. Les citoyens devront choisir entre le maintien de la province au sein de la fédération canadienne ou le déclenchement d'un processus juridique constitutionnel menant à un second référendum, cette fois contraignant, sur la séparation de l'Alberta.

Cette formulation en deux étapes est une première dans l'histoire politique canadienne. Elle offre la possibilité de trancher le débat de manière définitive, soit en réaffirmant l'appartenance de l'Alberta au Canada, soit en ouvrant officiellement la voie vers l'indépendance par un vote décisif en oui ou en non.
Fait notable, Danielle Smith, pourtant connue pour ses critiques acerbes envers le gouvernement fédéral, a pris position en faveur du camp fédéraliste. Lors d'une allocution solennelle, elle a exprimé sa conviction que le Canada peut fonctionner et qu'il s'améliore de jour en jour. Elle a toutefois reconnu que le mouvement indépendantiste compte de nombreux partisans au sein même de sa formation politique.
Du côté d'Ottawa, Mark Carney a multiplié les gestes d'ouverture envers la province de l'Ouest. Devant les caméras, il a insisté sur le fait que les travaux en cours au Parlement reflétaient l'ambition de bonifier ce qu'il qualifie de meilleur pays au monde. Il a assuré que l'Alberta serait l'une des grandes bénéficiaires du fédéralisme coopératif qu'il entend promouvoir.
« Je crois que le Canada peut encore fonctionner. Je crois qu’il fonctionne de mieux en mieux chaque jour et qu’il pourra fonctionner encore mieux à l’avenir si nous continuons à nous battre ensemble pour lui », a-t-il souligné.
« Le Canada est le meilleur pays du monde, mais il peut être meilleur. Et nous travaillons à l’améliorer. Nous travaillons avec l’Alberta pour l’améliorer », a notamment ajouté le premier ministre.
Cette main tendue s'inscrit dans un contexte de rapprochement concret entre Ottawa et Edmonton. Les deux gouvernements ont récemment conclu une entente qualifiée d'historique pour lancer la construction d'un nouveau pipeline dès l'année prochaine. Le premier ministre a d'ailleurs salué chaleureusement la contribution de l'Alberta à l'ensemble canadien, promettant de travailler conjointement pour améliorer les conditions dans la province.
Le scrutin d'octobre s'annonce comme un moment charnière pour l'unité nationale canadienne. Si le courant indépendantiste albertain semble encore minoritaire, la tenue même de cette consultation témoigne d'un malaise profond dans les relations entre l'Ouest canadien et le gouvernement fédéral. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer l'efficacité de la stratégie de conciliation adoptée par Mark Carney face aux aspirations souverainistes de la province la plus riche en ressources naturelles du pays.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Diplômé de l'Université de Montréal, Maxime est un passionné de musique et de basketball. Il suit de très près l'actualité pour créer quotidiennement du contenu informatif et divertissant.
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