
« C'est devenu une faiblesse. »
Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux ce dimanche, le premier ministre canadien Mark Carney a livré un message sans ambiguïté : la relation privilégiée que le Canada entretenait avec les États-Unis constitue désormais une vulnérabilité majeure pour le pays.
Tout en dressant un bilan de la situation géopolitique mondiale, Mark Carney a insisté sur la nécessité pour Ottawa de prendre un virage décisif vers l'autonomie et la diversification de ses partenariats économiques.
Selon le premier ministre du Canada, le contexte international s'est considérablement dégradé. Il estime que Washington a radicalement modifié son orientation en matière de politique commerciale, imposant des hausses tarifaires comparables à celles observées lors de la Grande Dépression. «Les atouts traditionnels du Canada, fondés sur des relations privilégiées avec l'Amérique, se sont transformés en points faibles», a-t-il martelé.

Le chef du gouvernement canadien a souligné que de nombreux secteurs industriels du pays — notamment l'automobile, l'aluminium, l'acier et le bois d'œuvre — subissent de plein fouet les droits de douane instaurés par Donald Trump. Il a également pointé du doigt l'effet paralysant de cette incertitude économique sur les investissements des entreprises canadiennes, qui hésitent désormais à engager des capitaux.
Refusant toute forme d'attentisme, Carney a adressé un avertissement à ceux qui espèrent un retour à la normale dans les relations bilatérales: «Certains se bercent de l'illusion que les Américains retrouveront bientôt la raison et que les jours heureux reviendront rapidement. C'est une erreur. L'espoir ne constitue pas un plan. La nostalgie ne tient pas lieu de stratégie.»
Pour faire face à cette crise, le premier ministre mise sur l'ouverture de nouveaux corridors commerciaux et énergétiques, ainsi que sur le doublement des capacités du pays en énergie propre. Il entend également tisser un réseau élargi d'alliés internationaux sur lesquels le Canada pourra compter durablement.
Carney a rappelé que le pays a traversé de multiples épreuves au cours des dernières décennies, de la guerre en Irak à la pandémie de COVID-19, en passant par la crise financière mondiale.
Selon Mark Carney, la guerre commerciale lancée par l'administration Trump représente le dernier épisode d'une série de chocs qui imposent au Canada de ne plus dépendre d'un seul partenaire étranger.

Sur le plan intérieur, le premier ministre a évoqué les mesures déjà prises par son gouvernement pour atténuer la crise du logement et alléger le coût de la vie, tout en reconnaissant que beaucoup reste à accomplir: «Nous ne résoudrons pas tous les problèmes du jour au lendemain. Des obstacles surgiront, notamment à cause des turbulences internationales, mais notre projet pour construire un Canada plus fort prend forme et il portera ses fruits.»
Le virage stratégique du Canada semble déjà produire des résultats, selon Carney, qui affirme que le pays est de plus en plus sollicité comme partenaire fiable dans un monde marqué par l'instabilité.
Enfin, le premeir ministre a conclu en rappelant que « Le Canada demeure une valeur sûre qui suscite l'admiration à travers le monde.»
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.
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