Pablo Rodriguez
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook Pablo Rodriguez

Nouveau développement dans la crise au Parti libéral du Québec

On commence à y voir un peu plus clair...

J. Martel

J. Martel


Le Directeur général des élections (DGEQ) dit croire qu'une discussion entre Marwah Rizqy et le député du Parti libéral du Canada (PLC) Fayçal El-Khoury pourrait être à l'origine de la crise au Parti libéral du Québec (PLQ).

Selon ce qu'a indiqué le DGEQ, c'est le 14 novembre dernier que l'échange aurait eu lieu lors de l’inauguration de l’antenne Deux-Montagnes du Réseau express métropolitain (REM).

Bien que Fayçal El-Khoury ait reconnu lors d'un entretien avec La Presse qu'il a rencontré Mme Rizqy le 14 novembre, le député fédéral de Laval–Les Îles soutient qu'il n'a eu aucun échange au sujet de la campagne à la direction de Pablo Rodriguez.

Marwah Rizqy
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook Marwah Rizqy

Le député a aussi assuré n'avoir aucun lien avec la course à la direction du PLQ, mais La Presse a découvert qu'en fait, il détenait un certificat de solliciteur du PLQ et qu’il avait récolté des dons pour Pablo Rodriguez durant sa course à la direction.

Autant M. El-Khoury que Marwah Rizqy n'ont pas voulu commenter la situation.

Fayçal El-Khoury
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook Fayçal El-Khoury

Le DGEQ dit s'intéresser à une discussion à une discussion qui a eu lieu entre Marwah Rizqy, alors cheffe parlementaire du PLQ, et Fayçal El-Khoury, député de l’équipe de Mark Carney. On peut d'ailleurs les voir tous les deux sur une photo prise par La Presse lors de l'événement.

Le DGEQ dit croire que cette discussion avait un lien possible avec la campagne à la direction de Pablo Rodriguez, élu chef du PLQ en juin.

Le jour où cette discussion s'est produite, une rencontre houleuse a eu lieu entre Marwah Rizqy et sa directrice de cabinet, Geneviève Hinse.

Mme Hinse soutient que le conflit portait sur le projet de demander à la commissaire à l’éthique d’avaliser des lignes directrices pour bien répartir les dépenses qui doivent être assumées par les fonds publics venant de l’Assemblée nationale et celles qui doivent être assumées par le parti, alors que Mme Rizqy reprocherait à Mme Hinse l’utilisation de fonds publics à des fins partisanes.

Trois jours après cette rencontre houleuse, soit le 17 novembre, Mme Rizqy annonçait le congédiement de Mme Hinse, et ce, sans le moindre préavis et surtout, sans en informer Pablo Rodriguez.

Une discussion a ensuite eu lieu entre Pablo Rodriguez et Mme Rizqy et cette dernière aurait alors informé son interlocuteur d'un «fling-flang» dans les rangs libéraux.

Pablo Rodriguez s'est exprimé à ce sujet lors de son passage à Tout le monde en parle en déclarant: «Si je me souviens bien, sans entrer dans le détail, à la fin de la conversation, elle a parlé de fling-flang en parlant d’Ottawa, jamais en parlant de Québec ou de Geneviève ou quoi que ce soit. […] Elle a parlé de quelque chose comme : "ah, à Ottawa, c’est du fling-flang", quelque chose comme ça.»

Un échange de textos a ensuite été dévoilé par le Journal de Montréal le 19 novembre. Dans l'échange, qui aurait eu lieu au printemps dernier «entre deux personnes qui travaillaient activement à l’élection de M. Rodriguez comme chef», on y parle notamment d'un versement allégué d’une somme d’argent – un « brownie », en référence au billet brun de 100 $ – en échange d’un vote pour Pablo Rodriguez.

Pablo Rodriguez
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook Pablo Rodriguez

Selon ce qu'avance Cogeco, les personnes derrière cet échange seraient la députée libérale de Chomedey à Laval, Sona Lakhoyan Olivier, et la députée caquiste d’une circonscription voisine (Fabre), Alice Abou-Khalil.

Alors que les deux personnes identifiées nient être à l'origine de cet échange de textos, le PLQ soutient qu’il n’avait jamais pris connaissance de ces textos avant la parution de l’article.

Le président du PLQ, Rafael Primeau-Ferraro, a déclaré lors d'une conférence de presse: «Les documents, je ne les avais jamais vus. Mais ce qu’on m’avait dit de ces documents-là, c’est qu’ils étaient altérés, falsifiés en totalité ou en partie. C’est ça, les discussions que j’avais eues avec des gens à l’époque. Ça incluait Marwah [Rizqy].»

Signalons enfin que l'entourage de Pablo Rodriguez dit croire que les textos pouvaient avoir été falsifiés.

Ce mercredi, en fin de journée, Sébastien Bovet, chef du bureau parlementaire de Radio-Canada à l'Assemblée nationale a dévoilé de nouvelles informations sur la crise au PLQ.

« L'unité permanente anti-corruption confirme une info d'abord diffusée par TVA Nouvelles. L'UPAC est en validation d'informations sur le PLQ. C'est l'étape avant l'enquête. Ça comprend la rencontre de témoins et la vérification d'informations », a-t-il tweeté.

Pablo Rodriguez a réagi, sur Twitter / X, à ces nouvelles informations.

« Selon ce qui circule dans les médias, l’UPAC serait en train de valider des informations et aurait rencontré un témoin. Je souhaite ardemment que l’UPAC fasse toute la lumière sur cette affaire et, s’il y a lieu, dépose les accusations qui s’imposent. Je rappelle que j’ai demandé qu’une enquête indépendante aille au fond des choses. Et je m’engage à rendre public son rapport », peut-on lire.

« Si quelqu’un, quelque part, a commis un geste illégal ou contraire à l’éthique, la vérité doit sortir et nous allons pleinement collaborer. Si des manquements sont démontrés, je vais agir. Il n’y a pas de place pour ça au PLQ. Tolérance zéro. Point final », peut-on également lire.

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Source: La Presse
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