
Il brise le silence sur cette polémique et ne se cache pas pour répondre aux critiques...
Paul Saint-Pierre Plamondon a répondu aux nombreuses critiques dont il fait l'objet depuis qu'il a accepté d'accorder une entrevue au média Rebel News.
C'est vendredi que le chef du Parti québécois (PQ), Paul Saint-Pierre Plamondon, a publié sur X une déclaration par rapport aux nombreuses critiques dont il fait l'objet depuis qu'il a accepté d'accorder une entrevue au média Rebel News.
Au cours des derniers jours, plusieurs voix ont critiqué le chef du PQ pour avoir accepté de répondre au controversé média Rebel News.
Dès le début de sa déclaration, PSPP se questionne en demandant: «Depuis quand est-ce devenu dangereux de se parler en démocratie?»

Le politicien assure ensuite être «content d'avoir donné cette entrevue», tout en soulignant que le format de l'entrevue «nous a permis d'aller au fond des choses sur de nombreux sujets importants pour un segment de la population qui constate qu’il s’agit d’enjeux rarement abordés et couverts par les médias traditionnels».
Le chef du PQ s'est aussi montré reconnaissant d'avoir pu s'exprimer librement lors de cette entrevue: «Malgré nos différends, j'ai aussi eu l'occasion de m'exprimer sans être interrompu systématiquement et sans que mes propos soient déformés, ou réinterprétés.»

Plusieurs critiques par rapport à l'entrevue accordée à Rebel News proviennent des médias traditionnels et le chef du PQ s'est d'ailleurs positionné à ce sujet en expliquant: «Les médias traditionnels n’ont pas le monopole de la rigueur et de l’exactitude. Il m'est arrivé de voir mes propos déformés dans des questions idéologiquement biaisées dans ces médias, et pour autant je n’ai jamais cessé de répondre à leurs questions et de me rendre disponible. Comme je l’indique en début d’entrevue, non seulement je me rends toujours disponible pour les médias traditionnels, mais j’accepterai également les tribunes très à gauche ou très à droite à la seule condition que "je constate de l’honnêteté intellectuelle, c’est-à-dire qu’on rend fidèlement ce qui a été dit; que les questions viennent du champ droit ou du champ gauche, c’est sain pour la démocratie".»
Selon PSPP, la levée de boucliers qui s'est manifestée dès l'annonce de cette entrevue en dit long sur la santé de notre démocratie: «Si le simple fait de se parler provoque une réaction aussi négative dans certaines sphères médiatiques, je pense que nous sommes dus pour une réflexion plus large sur l’état de notre dialogue et des chambres d’échos. Il est temps de se remettre en question, tant sur leur modèle que sur le fond des choses : depuis quand est-ce devenu dangereux de se parler en démocratie?»

Le chef du PQ a terminé sa déclaration en assurant qu'il compte prendre part à d'autres balados au cours des semaines et des mois à venir: «J’étais donc très heureux de confronter mes idées avec quelqu’un qui est en désaccord avec moi sur certains sujets et qui, pour autant, n’a pas tenté de déformer mes propos ou de m’interrompre. Vous me verrez par ailleurs participer à plusieurs podcasts prochainement, non pas parce que j’adhère à tout ce qu’il s’est dit sur ces tribunes par le passé, mais simplement parce que mon travail est de répondre aux questions de tous les citoyens et qu’il n’y a pas de citoyens de seconde classe.»
Voici la publication originale de PSPP:
Voici le texte complet de la déclaration de PSPP:
«Je suis content d’avoir donné cette entrevue à @ThevoiceAlexa.
Un format qui nous a permis d'aller au fond des choses sur de nombreux sujets importants pour un segment de la population qui constate qu’il s’agit d’enjeux rarement abordés et couverts par les médias traditionnels.Malgré nos différends, j'ai aussi eu l'occasion de m'exprimer sans être interrompu systématiquement et sans que mes propos soient déformés, ou réinterprétés.
Les médias traditionnels n’ont pas le monopole de la rigueur et de l’exactitude. Il m'est arrivé de voir mes propos déformés dans des questions idéologiquement biaisées dans ces médias, et pour autant je n’ai jamais cessé de répondre à leurs questions et de me rendre disponible. Comme je l’indique en début d’entrevue, non seulement je me rends toujours disponible pour les médias traditionnels, mais j’accepterai également les tribunes très à gauche ou très à droite à la seule condition que « je constate de l’honnêteté intellectuelle, c’est-à-dire qu’on rend fidèlement ce qui a été dit; que les questions viennent du champ droit ou du champ gauche, c’est sain pour la démocratie ».
Si le simple fait de se parler provoque une réaction aussi négative dans certaines sphères médiatiques, je pense que nous sommes dus pour une réflexion plus large sur l’état de notre dialogue et des chambres d’échos. Il est temps de se remettre en question, tant sur leur modèle que sur le fond des choses : depuis quand est-ce devenu dangereux de se parler en démocratie ?
J’étais donc très heureux de confronter mes idées avec quelqu’un qui est en désaccord avec moi sur certains sujets et qui, pour autant, n’a pas tenté de déformer mes propos ou de m’interrompre. Vous me verrez par ailleurs participer à plusieurs podcasts prochainement, non pas parce que j’adhère à tout ce qu’il s’est dit sur ces tribunes par le passé, mais simplement parce que mon travail est de répondre aux questions de tous les citoyens et qu’il n’y a pas de citoyens de seconde classe.»
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