Paul St-Pierre Plamondon
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook Paul St-Pierre Plamondon

Pour PSPP, pas question d'abandonner le référendum pour plaire aux sondages

Le chef du PQ refuse de prendre le chemin facile...

J. Martel

J. Martel

Paul St-Pierre Plamondon ne déviera pas de sa trajectoire référendaire, et ce, même si les chiffres lui suggèrent fortement le contraire.

Un récent coup de sonde réalisé par la firme Léger révèle que le Parti Québécois pourrait engranger huit points de pourcentage supplémentaires dans les intentions de vote si son chef abandonnait sa promesse de tenir un référendum sur la souveraineté lors d'un premier mandat. Pourtant, le leader péquiste a réaffirmé sans ambiguïté sa volonté d'aller de l'avant avec cette consultation populaire advenant son élection.

Cette position, loin de surprendre les observateurs politiques, est perçue comme la seule voie cohérente pour le chef du PQ.

Sur le plateau de La Joute des analystes à LCN, les panélistes ont unanimement estimé que l'indépendance du Québec constitue le fondement même de l'identité politique de Paul St-Pierre Plamondon, rendant tout recul sur cette question pratiquement impossible.

L'analyste Paul Larocque a résumé la situation avec une formule imagée devenue virale : selon lui, voir PSPP renoncer au référendum serait «aussi crédible que le colonel Sanders qui décide de ne plus vendre de poulet». Pour Larocque, à la différence de certains anciens chefs péquistes qui avaient pu adopter un discours plus ambigu sur la question nationale, le chef actuel s'est tellement identifié à la cause indépendantiste qu'un revirement serait tout simplement invraisemblable.

Emmanuelle Latraverse a renchéri dans le même esprit en comparant un éventuel abandon de la promesse référendaire à «Grégory Charles qui annonce qu'il va arrêter de jouer du piano». Selon elle, l'indépendance représente l'essence même de l'engagement politique du chef péquiste, et toute tentative de se défaire de cette promesse signerait sa fin politique.

Elle a d'ailleurs insisté sur le fait qu'il n'existe pas de demi-mesure en matière de référendum : «Tu en fais un ou tu pellettes ça par en avant. Mais tu ne peux pas être à cheval sur les deux.»

Mario Dumont, de son côté, a qualifié cette décision de prévisible. L'ancien chef de l'ADQ reconnaît que Paul St-Pierre Plamondon a déjà légèrement modulé son discours en y ajoutant ce qu'il appelle des «coussins» pour adoucir le propos, mais que sur le fond, la position demeure inchangée.

Selon Mario Dumont, le chef péquiste n'a tout simplement pas d'autre option s'il veut préserver sa crédibilité, puisqu'il a lui-même déclaré que la souveraineté était la raison fondamentale de son engagement en politique.

Ce choix stratégique place le PQ dans une situation paradoxale : le parti pourrait théoriquement élargir considérablement sa base électorale en mettant de côté la question référendaire, mais au prix de perdre son âme et la confiance de ses militants les plus fidèles.

Pour Paul St-Pierre Plamondon, il semble clair que la cohérence idéologique prime sur les gains électoraux à court terme, un pari qui sera ultimement tranché par les électeurs québécois lors du prochain scrutin.

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À propos de l'auteur

J. Martel
J. Martel

Rédacteur

Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.

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