
Le Palais n'a pas eu d'autre choix que de remettre les pendules à l'heure...
Lors d'un dîner d'État à la Maison-Blanche mardi 28 avril, le président américain Donald Trump a provoqué une petite onde de choc diplomatique en déclarant que le roi Charles III partageait pleinement sa position sur l'Iran et son programme nucléaire. Le palais de Buckingham a rapidement réagi à ces propos, rappelant le devoir de neutralité politique du monarque britannique.
Depuis février, les États-Unis et Israël mènent une guerre contre l'Iran. L'un des enjeux majeurs de ce conflit concerne le programme nucléaire iranien, Trump martelant à plusieurs reprises que Téhéran ne doit en aucun cas se doter de l'arme atomique.
C'est dans ce contexte tendu que le roi Charles III et la reine Camilla effectuent une visite d'État de quatre jours aux États-Unis, la première d'un souverain britannique depuis celle de la reine Elizabeth II en 2007.
Durant son discours au dîner officiel, le président américain a affirmé : «Nous avons militairement vaincu cet adversaire, et nous ne laisserons jamais — Charles est encore plus d'accord avec moi que moi-même — nous ne laisserons jamais cet adversaire posséder une arme nucléaire.»
Le roi Charles, fidèle à son obligation de neutralité, n'a fait aucune mention de l'Iran ni du conflit en cours dans sa propre allocution.
Face à ces déclarations, un porte-parole du palais de Buckingham a publié un communiqué mesuré : «Le Roi est naturellement conscient de la position bien connue et de longue date de son gouvernement sur la prévention de la prolifération nucléaire.» Une formulation diplomatique qui renvoie à la politique officielle du Royaume-Uni sans valider les propos de Trump, tout en évitant de le contredire frontalement.
Plus tôt dans la journée de mardi, le roi et le président s'étaient retrouvés pour des entretiens bilatéraux. À l'issue de cette rencontre, Trump avait qualifié l'échange de «très bonne réunion», décrivant Charles comme «une personne fantastique».
De son côté, lors du dîner d'État auquel assistaient notamment le fondateur d'Amazon Jeff Bezos et le golfeur Rory McIlroy, le souverain britannique a préféré mettre l'accent sur la solidité des relations entre Londres et Washington. Il a notamment évoqué la visite de sa mère aux États-Unis en 1957, rappelant qu'elle avait contribué à restaurer la «relation spéciale» entre les deux pays après la crise de Suez.
Cette visite officielle, entamée le lundi 27 avril, a débuté par un accueil au portique sud de la Maison-Blanche, suivi d'un thé privé et d'une visite de la ruche récemment agrandie sur la pelouse sud. Une réception à la résidence de l'ambassadeur britannique a rassemblé environ 650 invités, parmi lesquels des responsables de l'administration Trump et l'ancien plongeur olympique Tom Daley. Près de 3 000 sandwichs avaient été préparés pour l'occasion.
Le mardi, outre le dîner d'État, le roi Charles a prononcé un discours devant les deux chambres du Congrès américain, devenant le deuxième monarque britannique à réaliser cet exercice après Elizabeth II en 1991.
La reine Camilla, de son côté, a participé à un événement éducatif au pavillon de tennis de la Maison-Blanche aux côtés de la première dame Melania Trump.
Le programme prévoit ensuite un passage à New York mercredi pour une cérémonie commémorative au mémorial du 11-Septembre au One World Trade Center, avec une rencontre avec les premiers intervenants et les familles des victimes.
La reine Camilla doit quant à elle assister à un événement littéraire célébrant le centenaire de Winnie l'Ourson.
La visite se conclura jeudi par un retour à la Maison-Blanche pour les adieux officiels, avant un déplacement en Virginie pour des célébrations liées au 250e anniversaire de l'indépendance américaine.
Le roi se rendra ensuite aux Bermudes pour sa première visite royale en tant que souverain dans un territoire britannique d'outre-mer.
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À propos de l'auteur
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Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.
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