
Elle pensait vivre une aventure libératrice, mais ça a pris une tout autre tournure...
Une écrivaine britannique qui s'était lancé le défi de vivre une année entière de relations sexuelles occasionnelles avec des hommes a partagé les résultats profondément troublants de cette expérience.
Loin de la libération qu'elle espérait, Kitty Ruskin raconte dans son ouvrage Ten Men: A Year of Casual Sex comment cette aventure l'a laissée traumatisée, révélant notamment avoir été violée à deux reprises au cours de ces douze mois.
L'autrice explique avoir voulu cesser d'être trop sélective dans ses choix de partenaires, espérant que cette démarche lui procurerait un sentiment de liberté et d'audace.
Ayant perdu sa virginité à 22 ans, elle estimait avoir «raté» une partie de sa jeunesse en matière de rencontres amoureuses. Elle s'est notamment inspirée du personnage de Samantha Jones dans la série Sex and the City, célèbre pour sa vie sexuelle débridée et décomplexée. «Plus de culpabilité. Plus de dégoût de soi. J'étais libérée et intrépide», avait-elle déclaré en se lançant dans cette aventure.

Dès son premier rendez-vous avec un mannequin, les choses ont pris une tournure inquiétante.
Si la première rencontre semblait prometteuse, la seconde visite chez lui a révélé un appartement rempli d'équipements de bondage, qu'il aurait utilisés sur elle sans aucune discussion préalable. Ruskin a immédiatement décidé de ne plus le revoir.
Une autre rencontre avec un doctorant s'est également mal terminée. Après leur première nuit ensemble, l'homme aurait tenté de l'endoctriner dans une «nouvelle religion» qu'il était en train de créer. Il l'a également étranglée sans son consentement, une expérience qu'elle décrit comme l'ayant laissée «fragmentée, nauséeuse et confuse». Elle se souvient que ces quelques secondes lui ont paru interminables, incapable de respirer, les pieds ne touchant plus le sol.
La situation a encore empiré lors d'un autre rendez-vous au cours duquel sa boisson a été droguée. L'homme l'a ensuite emmenée chez lui alors qu'elle était dans l'incapacité de consentir, avant d'avoir des rapports non protégés avec elle. Ruskin admet que son esprit a mis du temps à accepter ce qui s'était passé, comme un mécanisme d'autodéfense face au traumatisme.

Malgré ces épreuves, l'écrivaine a poursuivi son expérience en changeant d'approche, cherchant cette fois des relations avec des personnes qui se soucieraient d'elle. Mais là encore, la réalité l'a rattrapée : un homme a refusé d'utiliser un préservatif malgré ses demandes répétées, constituant selon elle un second viol qui lui a infligé «un poids de chagrin presque insupportable».
Au terme de cette année, Ruskin reconnaît que l'expérience l'a laissée «brisée et désorientée», bien loin de l'émancipation qu'elle avait imaginée.
Son livre vise à mettre en lumière le fardeau que les femmes portent dans le cadre des rencontres occasionnelles, et notamment l'influence néfaste de la pornographie sur le comportement de nombreux hommes modernes.
Dans un message direct adressé aux hommes, l'autrice les exhorte à prendre au sérieux la question de la culture du viol. Elle leur demande de regarder ce problème en face, même si cela peut susciter un sentiment d'inconfort ou de culpabilité.
«Les femmes sont fatiguées de porter seules tout ce poids de peur et de traumatisme», conclut-elle.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.