
Vincent Marissal brise le silence après la controverse dans laquelle il est impliqué
Le député de Rosemont s'exprime pour la première fois depuis le scandale sorti aujourd'hui
La campagne électorale québécoise de 2026 n'est même pas encore officiellement lancée que déjà, une première controverse majeure secoue le Parti Québécois. Vincent Marissal, député de Rosemont depuis 2018 et récemment recruté par le PQ pour briguer la circonscription de Taschereau, a vu sa candidature être retirée à peine deux jours après son annonce. En cause : l'utilisation de son logement de fonction à Québec sur la plateforme HomeExchange, une pratique qui contreviendrait au code d'éthique des parlementaires.
Selon les informations révélées par le Bureau parlementaire du Journal de Québec, le député et sa conjointe, Catherine Richer, inscrivaient l'appartement de l'avenue des Érables, situé dans le quartier Montcalm, sur la plateforme d'échange de logements. Le couple n'effectuait pas directement des échanges de maison avec d'autres familles, mais accumulait plutôt des « guest points » en hébergeant des voyageurs, pour ensuite les convertir en séjours à l'étranger, notamment en Europe. L'annonce précisait que jusqu'à six personnes pouvaient séjourner dans le 4 et demi, ce qui permettait de maximiser les points accumulés. Selon certaines sources, le logement pouvait être prêté jusqu'à dix fois par année.
Le condo avait été acquis en 2019 au nom de Catherine Richer pour la somme de 181 000 dollars. Cette dernière le louait ensuite à son mari, dont les frais de logement étaient couverts par l'allocation de l'Assemblée nationale, une enveloppe pouvant atteindre 21 000 dollars annuellement. Or, l'article 36 du Code d'éthique et de déontologie des membres de l'Assemblée nationale stipule clairement qu'un député doit utiliser les biens loués par l'État uniquement pour des activités liées à l'exercice de sa charge. La Commissaire à l'éthique et à la déontologie a d'ailleurs ouvert une enquête de son propre chef dans ce dossier.
La situation avait également provoqué des tensions au sein de la copropriété de huit unités. Des copropriétaires avaient dénoncé le va-et-vient constant des voyageurs, les déchets laissés dans les espaces communs, le bruit et certains bris. En février 2025, un règlement interdisant ce type de location avait été adopté. Le couple avait ensuite vendu le condo pour 255 000 dollars en juin 2025, réalisant un gain d'environ 75 000 dollars.
Informé de la situation, le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, n'a pas tardé à agir. Il a rencontré Vincent Marissal et a décidé de retirer sa candidature, affirmant que cette pratique ne résistait pas à l'examen du code d'éthique du parti et que les principes devaient s'appliquer sans aucune exception.
Le message de Vincent Marissal sur les réseaux sociaux
Après plusieurs heures de silence et malgré les nombreuses tentatives des médias pour obtenir sa version des faits, Vincent Marissal a finalement pris la parole par l'entremise d'une publication sur sa page Facebook. Dans un message sobre et mesuré, l'ancien député solidaire a affirmé avoir pris une décision difficile.
Il a expliqué que la situation dans laquelle il se trouvait risquait de devenir une distraction dans la campagne électorale, ce qu'il souhaitait éviter à tout prix pour Paul St-Pierre Plamondon et le Parti Québécois, envers qui il dit avoir beaucoup de respect. Il a exprimé avoir eu l'espoir de continuer à servir la population québécoise à l'Assemblée nationale, cette fois à titre de député de Taschereau.
Marissal a toutefois indiqué que les circonstances ne lui permettaient pas de poursuivre. Il a précisé qu'il réservait ses commentaires sur le fond des allégations portées contre lui, s'en remettant à l'opinion que la commissaire à l'éthique décidera ou non de rendre sur cette question. Il a également mentionné avoir offert sa pleine collaboration à la commissaire.
«J’ai dû prendre une décision difficile aujourd'hui. La situation dans laquelle je me trouve risquerait de devenir une distraction dans cette campagne et c’est la dernière chose que je souhaite à Paul Saint-Pierre Plamondon et au Parti Québécois, pour qui j'ai beaucoup de respect.
J'avais espoir de continuer à servir la population du Québec à l'Assemblée nationale, cette fois comme député de Taschereau.
Malheureusement, les circonstances ne me permettront pas de poursuivre. Vous comprendrez que je réserve mes commentaires concernant le fond de ces allégations et de l’opinion que la commissaire à l’éthique décidera ou non de rendre sur cette question et à qui j’ai offert toute ma collaboration» écrit-il
La publication a rapidement suscité de vives réactions parmi les internautes, certains exprimant leur déception tandis que d'autres se montraient nettement plus critiques à son égard. Paul St-Pierre Plamondon a pour sa part annoncé qu'une nouvelle candidature dans Taschereau serait dévoilée dès jeudi, la troisième pour cette circonscription après le retrait de Jeanne Robin pour des raisons personnelles et celui de Vincent Marissal pour des raisons éthiques.
Inscrivez-vous à notre infolettre
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.
À propos de l'auteur
Directeur du contenu numérique
Quand il n’est pas devant sa télé à dévorer un film, une série ou un match du CH, Esad transmet avec passion toutes les informations concernent diverses nouvelles que ça soit dans le sport ou le showbiz.
Lire la suiteCet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.