
Journée chargée en émotions pour le premier ministre...
Alors que la course à la chefferie de la Coalition Avenir Québec (CAQ) se poursuit, ce jeudi n'est vraiment pas un jour comme les autres pour François Legault.
En effet, cette journée est le théâtre de ses tout derniers instants en tant que premier ministre du Québec à l'Assemblée nationale.
Au programme: un ultime échange avec les partis d'opposition, un discours d'adieu de dix minutes ainsi que des hommages de certains membres de la Chambre. Les travaux parlementaires sont ensuite suspendus pour une semaine de relâche.
Le parcours politique de François Legault s'étend sur pratiquement 28 ans. Doyen de l'Assemblée nationale, il avait été nommé ministre de l'Industrie en 1998 par le premier ministre de l'époque, Lucien Bouchard. En 2011, il avait fondé la CAQ, avant de concrétiser son ambition de diriger la province en remportant les élections générales de 2018.
Sa gestion de la pandémie de COVID-19 lui avait valu une immense popularité auprès des Québécois, une véritable lune de miel qui s'est prolongée jusqu'en 2023. Par la suite, une série de faux pas a fait chuter la CAQ dans les intentions de vote. Le plus récent coup de sonde Léger, commandé par les médias de Québecor, situe désormais le parti à égalité avec Québec solidaire, très loin derrière le Parti québécois et le Parti libéral du Québec.
François Legault transmettra officiellement les rênes du pouvoir le 12 avril prochain, lors d'un congrès de la CAQ prévu à Drummondville, où Christine Fréchette ou Bernard Drainville sera choisi pour lui succéder. Il continuera néanmoins de siéger comme député de la circonscription de L'Assomption jusqu'aux prochaines élections générales.
Malgré les divergences politiques, les représentants des partis d'opposition ont tenu à saluer l'engagement durable de François Legault. Le député péquiste Alex Boissonneault a souligné « un service public de près de 30 ans », tandis que la cheffe de Québec solidaire, Ruba Ghazal, a reconnu la difficulté et l'ingratitude du métier politique, estimant que cette longévité faisait « tout à l'honneur » du premier ministre sortant.
Du côté libéral, le chef parlementaire André Fortin a insisté sur les sacrifices personnels considérables qu'impliquent 28 années de vie publique, indépendamment des désaccords sur les décisions prises au fil des mandats. Ces témoignages de respect transcendant les lignes partisanes ont donné à cette dernière journée en Chambre une tonalité solennelle, marquant la fin d'une ère pour la politique québécoise et le début d'un nouveau chapitre pour la CAQ.
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